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Après la barbarie de Mugunga A Goma : Le tête-à-tête Tshisekedi-Kagame a toujours sa raison d’être?
Après le bombardement du camp de déplacés de Mugunga non loin de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, toute idée d’un éventuel tête-à-tête entre Félix Antoine Tshisekedi et Paul Kagame doit être définitivement écartée. Le dirigeant rwandais a, une fois de plus, montrer à la face du monde qu’il est naturellement tout sauf un homme de paix qui n’entend que le langage des armes. Pour preuve, en dépit de plusieurs rencontres organisées au niveau sous régional sous l’égide notamment de la SADC et de l’EAC pour tenter de parvenir à une réconciliation entre la RDC et le Rwanda, l’homme fort de Kigali ne s’est jamais inscrit dans la logique de la paix.
Alors qu’il n’est plus un secret pour toute la terre que c’est le pays des Mille Collines qui utilise ses supplétifs du M23 et son armée pour agresser la RDC, le belliciste rwandais continue à nier cette évidence. Selon lui, ce conflit est une affaire congolo-congolaise. Pourtant, les minerais pillés dans les localités occupées par les hors-la-loi du M 23 prennent la direction de son pays, avant d’être vendus à des multinationales qui soutiennent cette guerre.
A la suite de nombreux échecs essuyés par les différents sommets tenus notamment à Nairobi, à Luanda, à Windhoek… des propositions ont surgi ci et là pour exiger un face-à-face entre les présidents congolais et rwandais. Félix Antoine Tshisekedi était opposé catégoriquement à cette piste de solution. D’aucuns ont estimé que le chef d’Etat congolais affichait là une intransigeance suicidaire. Mais aujourd’hui, avec les derniers massacres de Mugunga, les partisans du dialogue sont obligés de revoir leur copie.
À ce propos, il y a lieu de reconnaître que tous les messages de condamnation de cet acte odieux ne sont que de la pure diversion. Leurs auteurs veulent tout simplement endormir la RDC alors que les Congolais savent pertinement bien que ces gens ont déjà choisi leur camp.
L’heure est arrivée de se déterminer
C’est depuis plusieurs décennies que la partie orientale de la RDC est en proie à une insécurité récurrente dont le bilan fait état de plusieurs morts et déplacés internes. La principale cause de ce drame est la convoitise des fabuleuses ressources minières de la RDC par quelques multinationales qui utilisent les pays voisins, notamment le Rwanda et l’Ouganda pour se livrer aux pillages et trafic illicite de ces minerais.
Cependant, il faut reconnaître le rôle néfaste de nombreux Congolais dans ce drame que connaît leur pays à cause de leur complicité et trahison. Certains politiciens, aujourd’hui dans le camp au pouvoir, ont transité par Kigali et Kampala pour créer leurs mouvements rebelles. Sur ce point, les Congolais sont les premiers ennemis de leur pays, et nos voisins connaissent les points faibles de ceux qui font la politique en RDC. Aujourd’hui la preuve est là avec la fameuse Alliance Fleuve Congo (AFC) de Corneille Nangaa. Bien que sachant qu’il n’est qu’une simple marionnette, il y a des Congolais qui n’ont pas hésité à le rejoindre dans cette aventure visiblement sans issue.
En outre, ce qui se passe au front avec les officiers qui commandent les troupes ne doit que conforter les ennemis de notre pays dans leur mépris vis-à-vis de nous. Qui peut comprendre qu’un responsable digne de ce nom et doublé de patriotisme, puisse se permettre de détourner les fonds destinés aux hommes qui ont accepté de se sacrifier pour la défense de l’intégrité territoriale ?
Pour qui nous prennent nos agresseurs lorsqu’ils nous voient pleins dans les débits de boissons, en train de nous trémousser matin, midi, soir et nuit alors que nos compatriotes de l’est côtoient quotidiennement la mort ?
Comme il est établi que nous n’avons pas que le Rwanda comme adversaire et qu’il est notoirement porté à bout de bras par ceux que nous connaissons, personne ne peut empêcher la RDC d’aller voir ailleurs. La conclusion des accords de coopération bi ou multi latérale est l’une des prérogatives de souveraineté des États. Par rapport à l’humiliation que le Rwanda nous fait subir, les autorités congolaises ne doivent pas tergiverser. L’heure des grandes et graves décisions est arrivée pour le bien de leurs administrés.
Muke MUKE