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Alphonse Ngoy Kasanji accuse l'ancien régime d'avoir subi l'influence de Kigali
Le député national élu de Mbujimayi au Kasaï-Oriental, Alphonse Ngoy Kasanji, membre de l'Union sacrée, s'en est vivement pris à l'ancien régime de Joseph Kabila, l'accusant d'avoir laissé une place importante à l'influence du Rwanda dans l'accès à certaines responsabilités politiques en République démocratique du Congo.
Invité du magazine " TOP 7 " sur Top Congo hier lundi 14 septembre, l'élu a affirmé que, sous le régime précédent, certains prétendants à des fonctions ministérielles devaient, selon lui, obtenir l'aval de Kigali avant leur nomination.
" Avant l'arrivée du président Félix Tshisekedi au pouvoir, pour être nommé même ministre, il fallait aller à Kigali. Plusieurs ministres avaient même pris des femmes du Rwanda ", a révélé Alphonse Ngoy Kasanji.
Ces affirmations interviennent dans un contexte particulièrement sensible entre Kinshasa et Kigali. L'élu de l'Union sacrée n'a toutefois pas fourni, dans l'extrait rapporté de son interview, d'éléments permettant d'étayer ses accusations concernant les conditions de nomination des responsables sous Joseph Kabila.
La déclaration relance néanmoins le débat sur l'influence que le Rwanda aurait exercée sur les affaires politiques congolaises durant les précédents régimes.
" LE PRESIDENT QUI RESISTE À KAGAME "
Au cours de la même émission, Alphonse Ngoy Kasanji a également salué l'attitude de Félix Tshisekedi vis-à-vis de son homologue rwandais Paul Kagame. Pour le député, le chef de l'État congolais est aujourd'hui celui qui oppose la résistance la plus forte au président rwandais.
" Le président qui résiste à Kagame, c'est Félix Tshisekedi. Tant que Kagame sera au pouvoir, Félix Tshisekedi devra aussi être au pouvoir. Il a la solution", a-t-il soutenu.
Ces propos interviennent alors que les relations entre la RDC et le Rwanda demeurent fortement dégradées, sur fond de conflit dans l'est du pays et d'accusations de soutien de Kigali à la coalition rebelle AFC/M23, ce que le Rwanda a toujours rejeté.
Les déclarations de Ngoy Kasanji pourraient ainsi alimenter davantage la controverse politique à Kinshasa autour de la place du Rwanda dans les choix politiques opérés en RDC au cours des dernières années.
Félix MULUMBA KALEMBA