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Kosepela ezalaka na retar te. Ata ndele tokosepela kaka". Autrement dit, "Se réjouir n'est jamais tard !. Tôt ou tard, nous nous réjouirons quand même. ", telle est la traduction française de cette phrase en lingala. Un message trouvé, comme d'autres d'ailleurs sur la portière arrière d'un…
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Alerte maximale face au retard de détection du virus d'Ebola en Ituri
Le retard de près de six semaines dans l’identification de l’épidémie d’Ebola de souche Bundibugyo en République démocratique du Congo révèle de graves failles dans le système de surveillance sanitaire. Le virologue Jean-Jacques Muyembe dénonce une détection tardive liée notamment aux limites des analyses dans certains laboratoires.
Cette situation traduit une responsabilité collective impliquant les services de santé et certains acteurs locaux. Durant cette période, le virus a pu circuler calmement, compliquant la riposte et favorisant la propagation dans plusieurs zones affectées.
À Goma, un cas confirmé concerne une femme liée à un foyer de contamination à Bunia, où son mari est décédé. Les équipes sanitaires poursuivent activement le suivi des contacts afin de contenir la chaîne de transmission.
Les rumeurs évoquant un cas à Kinshasa ont été vite démenties, les tests réalisés s’étant révélés négatifs. Cette clarification vise à éviter toute panique et à concentrer les efforts sur les zones réellement touchées.
La souche Bundibugyo présente un taux de mortalité estimé à environ 30 %. Malgré une létalité moins élevée que celle de la souche Zaïre, aucun vaccin ni traitement homologué n’est encore disponible, ce qui rend les mesures de prévention essentielles.
En Ituri, environ 350 cas suspects ont été recensés, dont 59 patients actuellement pris en charge dans des structures sanitaires. Le bilan provisoire fait également état de 91 décès probables, confirmant la gravité de la situation.
Face à cette évolution, les autorités sanitaires prévoient l’ouverture de nouveaux centres de traitement afin de renforcer les capacités de prise en charge et d’améliorer la réponse à l’épidémie.
Dans le territoire de Mambasa, le médecin chef de zone, Yunga Abedi, appelle au respect strict des mesures préventives et au renforcement des contrôles sanitaires, notamment sur les axes routiers stratégiques, pour détecter rapidement les cas suspects et limiter la propagation du virus.
Pascal NDUYIRI