Dernière minute
Société
"La patience ne connaît pas le temps" est le second message que nous avons découvert sur un taxi-bus Mercedes Benz Sprinter (voir celui de droite). C'est un proverbe sénégalais.
Cette expression signifie que la vraie patience s'affranchit de l'obsession de la montre et de l'urgence, car…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Dans le cadre du Forum économique et humanitaire Russie-Afrique, la coopération dans le secteur de la santé entre la Fédération de Russie et la RDC connait un renforcement. Avec la signature, le…
Étranger
Il faut lutter contre la contrebande et investir dans les routes de desserte agricole
Pour tirer pleinement profit de l'accès préférentiel au marché chinois, la RDC doit renforcer le…
Nation
L’Assemblée nationale a déclaré recevable le projet de loi portant reddition des comptes exercice 2025, présenté par le Ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, au…
Akonga J. Théodore: « José Nawej savait qu’il y avait en Chine un lecteur du quotidien, qui admirait sa plume…’’
Quand les larmes ne sont plus salées, c’est qu’on ne peut leur attribuer un autre goût appartenant ou pas à la palette gustative. Connues pour être inodores, les larmes qui coulèrent le jour où on annonça la disparition de José Nawej sentaient en effet l’odeur de la tristesse, mêlée d’angoisse.
Dans un euphémisme qui cachait mal le contenu lugubre du message, Joséphine Gibemba, doctorante à Shanghai Média Science University, voulait tout simplement adoucir le choc qui aurait pu être fatal à ceux qui savouraient la plume de l’illustre disparu.
D’abord, j’ai cru que cette phrase : José Nawej n’est plus était incomplète, et qu’elle voulait plutôt dire que Nawej n’était plus ‘’dans Forum des As’’.
Ce complément circonstanciel de lieu était la projection machinale de mon esprit, faisant lire à mes yeux le leurre mirage que moi seul pouvais voir. Ce fut au bout de quelque minute que, finalement, les nuages se dissipèrent pour laisser place à la réalité que je ne voulais pas du tout admettre vraie.
Un homme que j’ai connu à travers ces éditos est parti sans que je n’aie eu la chance de le rencontrer. Moi, qui espérais tant le voir et lui parler un jour en tête à tête dès mon retour à Kinshasa, me voici perdu dans le labyrinthe de mes espérances…
Où va le monde, plutôt où va le Congo ? J’ai eu du mal à croire à cet autre tournage du macabre film au sombre scénario, dont le titre ne peut être que ‘’Juge Yanni 2’’ rappelant le désarroi collectif…
José Nawej savait qu’il y avait en Chine un lecteur du quotidien, qui admirait sa plume…
José Nawej, que tout amoureux des belles lettres aimait lire, nous manquera à jamais. Son style était d’une sobriété remarquable. Loin d’être philippique à la Démosthène, lui avait, j’ai comme l’impression, le satirisme doux qui n’enlevait à la raison son sens d’analyse.
Ce génie de la langue de Voltaire, dans une affirmation idyllique, se manifestait à travers ses écrits. Quel agencement ; quelle organisation phraséologique dans un cisèlement d’une précision chirurgicale !? Enfin, le tout pour le souci de la clarté expressive.
‘’Forum des As’’ ! Si l’univers de la presse écrite congolaise a inscrit le nom de Nawej au panthéon de l’éditorial, l’univers artistique, la peinture en particulier, considère qu’il avait pour pinceau sa plume, pour peintures des lettres d’alphabet et pour palette le papier journal, de telle sorte que ses réalisations devenaient des tableaux, chefs d’œuvres picturales !
Akonga J. Théodore
Peintre congolais en Chine