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Agences, projets, cellules, fonds... Félix Tshisekedi tape du poing sur la table
Au regard du degré de pauvreté qui frappe la RDC dont le budget annuel n’est pas très élevé, le
président de la République, Félix Antoine Tshisekedi a parfaitement raison de crier gare pour mettre fin au pullulement des diverses structures qui rongent le trésor public. C’est la deuxième fois en l’espace de quelques mois qu’il revient sur cette question des structures budgétivores qui n’ont aucun impact sur le développement du pays. S’il en est revenu c’est que la situation est préoccupante. Il faut donc prendre des décisions drastiques qui s’imposent.
Pourquoi créer ces structures parallèles alors que l’administration traditionnelle est là ?
À analyser de près le fonctionnement de l’État, il s’avère que ces structures n’ont pas leur importance étant donné que l’administration traditionnelle est là. Ces fonds, cellules, commissions et autres constituent en quelque sorte des redondantes inutiles. Alors que les personnels qui y prestent ne disposent pas d’une expertise plus avérée que les agents et fonctionnaires, ils perçoivent une prime de loin plus alléchante que les salaires alloués à ces derniers. C’est là aussi que se situe la cause de l’explosion de la masse salariale que le chef de l’État a stigmatisée dernièrement.
Pour rappel, il y a quelques années, au cours d’une conférence de presse qu’il a animée au cabinet du ministre de l’Agriculture et du Développement rural, en présence de ce dernier, un ancien directeur général de la FAO n’est pas allé par quatre chemins pour déclarer haut et fort que les projets ou programmes financés par les institutions de Bretton Woods, ne peuvent pas développer l’Afrique. Mutatis mutandis, nous pouvons affirmer à haute et intelligible voix que les fonds, agences, cellules et autres structures créés dans différents ministères ne feront pas avancer la RDC. D’où la nécessité de les supprimer et accorder priorité aux services traditionnels de l’administration publique. D’ailleurs, s’il faut voir de plus près, les recrutements dans ces structures se font de manière vaille que vaille, sans un critérium exigeant. La loi étant dure, mais étant la loi (dura lex sed lex), il n’y a pas outre mesure à prendre que celle -là si l’on veut parler véritablement de réforme de l’administration rd congolaise.
Muke MUKE