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Immeuble affaissé à Gombe : la société EAS commis pour les travaux de démolition
Les travaux de démolition de l’immeuble affaissé dans la commune de la Gombe devraient démarrer, en principe, d’ici à la fin de la semaine en cours si la météo le permet. La décision a été prise hier mardi 19 mars au cours d’une réunion convoquée par le gouverneur de Kinshasa, Gentiny Ngobila.
Lors de ladite réunion, il a été décidé que la démolition de l’immeuble devrait se faire en présence du gouverneur de la ville de Kinshasa. La société EAS, partenaire de la ville (maître d’œuvre des travaux sur Nguma) a été choisie pour procéder à l’opération.
La position actuelle de cet immeuble de 7 étages en plein centre-ville demeure un danger aussi bien pour les passants que la population et les biens environnants.
Voilà pourquoi la route reste barrée en diagonale du centre hospitalier Médecins de nuit, où l’immeuble en construction s’est affaissé depuis le lundi 18 mars sur l’avenue Kilolo Lusamba, ex-Malemba-Nkulu, près du rond-point Safricas à Kinshasa/Gombe.
Au stade actuel, le propriétaire de l’immeuble concerné n’est pas jusque-là identifié. Pire, le directeur général du Guichet Unique de délivrance des permis de construire (Gupec) a déclaré que ce chantier n’est pas couvert par un permis de construction.
Après incident, le ministre de l’Urbanisme et Habitat a lancé un appel à témoin pour retrouver le prioritaire qui aurait construit, selon lui, sans autorisation préalable.
En tant qu’autorité censée réguler ce secteur, ce membre du gouvernement n’est-il pas lui-même le premier à répondre de cette légèreté ? L’affaissement de cet immeuble, pense-t-on, repose la question de la gestion du secteur de l’Urbanisme et Habitat dans le pays, en particulier dans la capitale congolaise.
Le ministre Pius Muabilu a indiqué que le bâtiment avait été réalisé en « violation totale » des normes en matière de construction. En outre, lui et ses services disent ignorer totalement l’identité du propriétaire.
Une communication curieuse qui n’a pas manqué de susciter un tollé dans l’opinion constatant un laisser-aller notoire dans la gestion de la chose publique par les gouvernants. Rachidi MABANDU