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Guinée : qui est à l’origine du coup d’État en cours ?
Le Groupement des Forces spéciales, dirigé par Mamady Doumbouya, est à l’origine du coup d’État en cours en Guinée, ce dimanche 5 septembre. Ils affirment avoir capturé le président Alpha Condé et dissoudre les institutions.
« Nous avons décidé après avoir pris le président, qui est actuellement avec nous, de dissoudre la Constitution« , déclare l’un des putschistes, dans une vidéo qui circule sur les réseaux sociaux. C’est Mamady Doumbouya, lieutenant-colonel du Groupement des Forces spéciales qui prononce ces mots.
Avant de déclarer cela, le lieutenant-colonel, un Malinké originaire de la région de Kankan, énumère les différents facteurs qui ont poussé ces militaires à s’emparer du pouvoir.
Les putschistes ont aussi décidé « de dissoudre les institutions; nous avons décidé aussi de dissoudre le gouvernement et la fermeture des frontières terrestres et aériennes. »
Plus tard dans la journée, une déclaration est faite par des putschistes à la RTG télévision nationale guinéenne pour réitérer ces propos.
Qui est à la tête du Groupement des Forces spéciales ?
Bérets rouges sur la tête, le Groupement des Forces spéciales (ou GPS) est une unité de l’armée guinéenne, aussi bien entraînée qu’équipée. Mamady Doumbouya en a pris la tête en 2018, après avoir été rappelé en Guinée. Auparavant, il était légionnaire pour l’armée française.
« On ne sait pas grand-chose de lui, affirme Boubacar Sanso Barry, rédacteur en chef du site LeDjely.com. Les Guinéens l’ont vu pour la première fois à l’occasion du défilé du cinquantenaire le 2 octobre 2018. »
« Très souvent, son nom a été évoqué comme pouvant intervenir au nom de l’armée » au cours de la crise que le pays a traversé, poursuit le journaliste.
Les autorités guinéennes étaient devenues méfiantes à son égard ces derniers mois, vis-à-vis de sa volonté d’autonomiser le groupement par rapport au ministère de la Défense.
À la fin de la vidéo, Mamady Doumbouya appelle ses « frères d’armes à l’unité afin de répondre aux aspirations légitimes du peuple de Guinée. » Il les invite cependant à « rester dans les casernes » afin de « continuer les activités régaliennes. »
Des échanges de tirs nourris ont eu lieu dimanche, avant l’annonce des putschistes. Deux civils auraient été blessés. Une autre vidéo circulant sur les réseaux sociaux montre le président Alpha Condé assis sur un canapé, entouré de militaires. L’un d’entre eux lui demande : « est-ce qu’on a touché à un seul de vos cheveux ? », mais le président refuse de répondre. TV5