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GREVE A L’HOPITAL DE L’AMITIE SINO-CONGOLAISE : Infirmiers, laborantins, administratifs demandent l’implication de Fatshi pour une solution satisfaisante
Voici un mois depuis que infirmiers, techniciens, laborantins et administratifs des hôpitaux publics en République démocratique du Congo, dont ceux de l’Hôpital de l’amitié sino-congolaise (HASC) sont en grève. Leurs syndicats (Syncass, Synapetas, Dysico, Anic) réclament entre autres l’alignement de la prime de risque professionnel pour le deuxième et troisième trimestre 2023, la paie complémentaire d’avril, mai et juin 2023 ainsi que la poursuite du processus de régularisation de la situation administrative des agents et cadres de santé. Les grévistes demandent l’implication personnelle du président de la République, Félix Tshisekedi, pour une solution satisfaisante.
Selon un membre du Syndicat national du personnel technico-administratif de santé (Synapetas) de l’HASC, contacté sur place, la grève touche déjà à son premier mois depuis son déclenchement à un mois depuis déclenchement. Les grévistes revendiquent la reconnaissance par le gouvernement de leurs droits. Il s’agit notamment de la promotion des grades. Plusieurs agents viennent d’accomplir 17 ans dans le même grade sans qu’ils aient connu un changement. Il y en a aussi qui n’ont pas encore des numéros matricules alors qu’ils viennent d’accomplir 17 ans d’ancienneté.
« Nous revendiquons également le paiement des primes qui sont du reste modiques. L’Etat paie, par exemple, 150 000 FC à des responsables. Ce qui est insuffisant. D’autres agents n’ont jamais bénéficié de ces primes. Que le président de la République veuille s’impliquer dans ce dossier, comme père de famille. Que le Gouvernement ait pitié de ces pères de famille, de ces responsables. Qu’il s’apitoie sur leurs difficultés« , plaide cet agent ayant requis l’anonymat.
LA CONCRETISATION DES PROMESSES DU GOUVERNEMENT TARDE
Et de renchérir: « Aujourd’hui, c’est la gratuité de la maternité dont le chef de l’Etat a donné le go il y a quelques semaines. Comment va-t-elle fonctionner alors que les infirmiers et autres techniciens et administratifs sont en grève ? s’interroge ce syndicaliste. Que le président de la République s’implique pour que les grévistes bénéficient de leurs primes, de leurs grades, bref la satisfaction de toutes leurs revendications« .
Le gouvernement avait promis, mais la concrétisation de ses promesses tarde. Entre temps, la plupart de ces agents éligibles à ces avantages meurent sans pouvoir en bénéficier. Le syndicaliste regrette qu’il y en ait qui ont eu les matricules, mais 17 ans après sans salaires, d’autres, 17 ans après, n’ont pas encore de matricules. Il demande au ministre de la Fonction publique de s’impliquer pour résoudre le problème de matricules.
Le syndicaliste déclare en avoir assez des promesses du gouvernement qu’il ne parvient pas à concrétiser. Malgré cela, il est convaincu qu’il y aura quand même une solution. Sinon, s’interroge-t-il, comment le pays peut arriver à faire face à des épidémies ou virus qui y surviennent ?
BEAUCOUP DE MORTS DONT DES ENFANTS
« Nous avons le problème de la paie complémentaire d’avril, mai et juin qui est bloquée au ministère de Finances à qui nous envoyons ce message pour qu’il puisse débloquer cette situation. En plus, en raison de cette grève, nous connaissons beaucoup de morts, dont des enfants. Ce qui ne nous réjouit pas. Aujourd’hui, en raison de la grève des infirmiers notamment, la prise en charge médicale n’est pas bien assurée, les médecins ne pouvant pas la faire. A chaque catégorie professionnelle sa tâche. Il faudra que tout le personnel soignant mette la main à la pâte pour une bonne prise en charge des malades« , renchérit un autre agent rencontré dans le couloir de l’Hôpital de l’amitié sino-congolaise.
Rappel, c’est depuis le 22 août que les infirmiers et agents administratifs des hôpitaux publics de la RDC sont en grève. Ils réclament entre autres l’alignement de la prime de risque professionnel pour le deuxième et troisième trimestre 2023, la paie complémentaire d’avril, mai et juin 2023 ainsi que la poursuite du processus de régularisation de la situation administrative des agents et cadres de santé.
Ce mouvement de grève intervient presqu’un mois après le lancement par le président de la République Félix Tshisekedi du programme de la gratuité de la maternité et des soins des nouveau-nés. Ce qui est de nature à en perturber le fonctionnement.
Les syndicats des infirmiers, agents et cadres, techniciens et autres administratifs ont durci leur grève depuis le 23 août dernier. Il s’agit du Syndicat national des cadres et agents de santé et des services (Syncass), Syndicat national du personnel technico-administratif de santé (Synapetas), Dynamique syndicale des infirmiers du Congo (Dysico), Association nationale des infirmiers du Congo (Anic). Kléber KUNGU