Dernière minute
Société
« Plus on prend de la hauteur et plus on voit loin ». Cette expression à valeur proverbiale provient d’un taxi-bus Mercedes Benz Sprinter 311.
Cette expression est souvent attribuée à un proverbe chinois. Elle signifie qu’en s’éloignant des détails immédiats pour adopter un recul…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Le 12 octobre, à Goma, Joseph Kabila prenait la tête du Front pour la refondation de la nation, dans le sillage de l’AFC/M23. Le 21, Bruxelles le condamnait par la voix de Maxime Prévot. À…
Étranger
Sur le plateau de Gizeh, à seulement deux kilomètres des pyramides, le Grand musée égyptien (MGE) est sorti de terre. Véritable chef-d’œuvre architectural, le GME allie la grandeur du passé à l’…
Nation
Au total, vingt trois 23 journalistes de Kinshasa, ont été renforcé en capacités pour produire une information «rigoureuse» sur les droits humains et à mieux représenter les femmes et…
Gombe: chasser les motards, ils reviennent au galop
Chassés hier des artères du centre-ville de Kinshasa, les conducteurs des taxi motos ont repris du poil de la bête. Fréquents désormais sur le boulevard du 30 juin, ils prennent d’assaut les arrêts où ils hèlent leurs éventuels clients pour les conduire à destination.
Audacieux, nombre de motocyclistes qui assurent le transport en commun à Gombe, roulent à vive allure sur les artères du centre-ville. Redoutant d’être surpris et arrêtés par les jeeps de la Police nationale congolaise (PNC), ils slaloment sans cesse entre les véhicules, au péril de leur vie et de celle de leurs passagers.
Sur leurs parcours, plusieurs d’entre eux roulent la peur au ventre, épiant les moindres véhicules à l’air suspect. Solidaires, ils se passent de mots quand leurs motos se croisent au centre-ville, tirant la sonnette d’alarme dès l’irruption d’une jeep des hommes en uniformes.
Leur méfiance s’intensifie davantage lorsqu’ils perçoivent, juchés sur une moto, leurs collègues en tenues civiles, devenus des «éclaireurs» de la police. «Eux, ils sont sans pitié quand ils nous voient. Ils signalent aussitôt notre présence aux forces de l’ordre en tenue pour qu’elles nous traquent», nous souffle un de motards qui fait des navettes entre le rond-point Huileries et le centre-ville.
Jugé juteux, cet itinéraire est taxé généralement à la tête du client. A 3.500 FC (environ 1,5$), voire 5.000 FC (près de 2,5$) ou plus, la course est consentie, mais le motard exige, au préalable, d’être payé avant d’atteindre la destination, pour éviter de désagréables surprises.
Au fil du temps, estimant la traque allégée, ces transporteurs à deux roues affluent davantage au centre-ville. Très sollicités, ces «wewa» – comme les appellent les Kinois – sont de plus en plus appréciés par la population, surtout quand les embouteillages asphyxient la circulation.
Yves KALIKAT