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Génocost : des voix s'élèvent pour une mobilisation nationale en vue de faire reconnaître les crimes de l'Est
*À l'affiche, l'UJRG-RDC tire la sonnette d'alarme
L'Union des journalistes pour la reconnaissance du Génocost en République démocratique du Congo (UJRG-RDC) appelle la jeunesse et l'ensemble de la population congolaise à se mobiliser autour de la pétition numérique initiée par la Première Dame, Mme Denise Nyakeru Tshisekedi, en faveur de la reconnaissance des crimes commis au cours des conflits armés dans l'Est du pays.
La déclaration a été faite hier mardi 18 août à Kinshasa, où cette structure de journalistes a réaffirmé son engagement à accompagner et à amplifier cette campagne destinée à préserver la mémoire des victimes et à porter leur histoire au-delà des frontières nationales.
Pour l'UJRG-RDC, les millions de vies fauchées au fil des décennies par les violences armées dans l'Est de la RDC ne doivent plus tomber dans l'oubli. La reconnaissance de ces drames constitue, selon cette organisation, un devoir de mémoire et une responsabilité collective envers les générations présentes et futures.
Portée au plus haut niveau par Denise Nyakeru Tshisekedi, la pétition numérique entend recueillir un maximum de signatures en RDC et à travers le monde. L'objectif affiché est de donner une dimension nationale et internationale à la démarche, tout en contribuant à faire connaître la souffrance des populations congolaises affectées par les conflits.
« NOUS N'OUBLIONS PAS, NOUS TÉMOIGNONS »
Dans son message adressé particulièrement à la jeunesse congolaise, l'UJRG-RDC exhorte les jeunes à ne pas rester spectateurs de leur propre histoire. Elle les invite à mettre à profit leurs téléphones, les réseaux sociaux et leur influence pour sensibiliser, informer et mobiliser autour de la cause du Génocost.
« Signer cette pétition, ce n'est pas seulement poser un acte numérique. C'est dire : nous n'oublions pas », souligne l'organisation, qui considère chaque signature comme une contribution à la défense de la mémoire des victimes et à la reconnaissance de leur histoire.
De Kinshasa à Goma, de Bukavu à Lubumbashi, en passant par Kisangani, Beni, Bunia et les autres provinces du pays, l'appel se veut national. « Une signature peut sembler petite, mais des millions de signatures peuvent devenir une voix nationale et internationale », insiste l'UJRG-RDC.
Cette mobilisation s'inscrit ainsi dans une démarche de mémoire, de témoignage et de reconnaissance. Pour les journalistes engagés dans cette initiative, il ne s'agit pas seulement de regarder le passé, mais également de transmettre aux générations futures le récit des souffrances endurées par la population congolaise.
Présente notamment à Goma, Kinshasa, Lubumbashi, en Ituri, dans l'Équateur et dans le Grand Bandundu, l'UJRG-RDC entend s'appuyer sur son réseau pour relayer la campagne et contribuer à élargir son audience.
Au terme de son message, l'organisation lance un mot d'ordre sans détour : « Signons la pétition. Partageons-la. Faisons-la connaître. » Une mobilisation qu'elle place sous un triptyque devenu sa ligne directrice : « Génocost : nous n'oublions pas. Nous témoignons. Nous nous mobilisons ! »
Jérémie ASOKO