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Fatshi au Kasaï, Lamuka dénonce une « campagne électorale » illégale !
La tournée du Président Félix Tshisekedi, depuis vendredi dernier dans le Kasaï n’a pas laissé indifférent, Lamuka du tandem Fayulu-Muzito. Premièrement, cette plate-forme de l’Opposition, par la bouche de son porte-parole Prince Epenge, dit ne pas comprendre qu’à l’étape de Mbuji-Mayi, Félix Tshisekedi se soit adressé à la foule en Tshiluba.
Bien que le Tshiluba soit l’une des quatre langues nationales en RDC, Lamuka pense cependant, que le chef de l’Etat en sa qualité de symbole de la cohésion et de l’unité des Congolais, ne devrait pas se servir de ce code pour s’adresser à ses concitoyens de ce coin du territoire national.
Selon Prince Epenge, l’adresse de Fatshi en Tshiluba, à la population de Mbuji-Mayi, prenait dès lors, le sens d’une communication « intime« , quand on sait qu’il est lui-même originaire du pays luba. « Les Congolais des autres provinces du pays n’avaient-ils pas les raisons légitimes de suivre le message de leur Président à leurs compatriotes de l’espace Grand Kasaï? Si oui, comment devraient donc s’y prendre ces millions de Congolais incapables de décoder le discours de Fatshi« , s’interroge Prince Epenge.
Et d’ajouter: « Dès l’instant où le successeur de Joseph Kabila n’a pas eu d’interprète, son discours tenu du début à la fin en Tshiluba, ressemblait ainsi à la littérature marginale de l’écrivain, poète, romancier et dramaturge noir américain, Paul Laurence Dunbar. Qu’y a pigé, par exemple, les populations constamment traumatisées, martyrisées de l’Est et du Nord-Est du pays?«
« NOn à une campagne electorale anticipee »
Deuxième chose que Lamuka dit avoir du mal à expliquer, est que Félix Tshisekedi se soit déclaré candidat à sa propre succession lors de la prochaine présidentielle en 2023. Pis, la plate-forme chère à Fayulu et Muzito, ne comprend pas que Fatshi se soit déjà lancé dans une campagne électorale anticipée, en se servant des moyens de l’Etat. Entre autre, les fonds du trésor public. Ce qui n’est pas autorisé. Raison pour laquelle, Prince Epenge dénonce cette campagne illégale, avant d’inviter Félix Tshisekedi à attendre le moment venu.
En France où le scrutin a lieu dans quatre mois, tous les autres candidats à la présidentielle accusent aussi Emmanuel Macron, président sortant d’abuser de sa position de chef de l’Etat avec les moyens de l’Etat et ils envisagent même d’obtenir que lui soit décompté sur son temps de passage à l’antenne lors de la campagne électorale quand il se sera enfin déclaré candidat Président de la république. Ce n’est en tout cas pas le cas de la RDC où on est encore à quelque 24 mois de la date des scrutins. N’empêche. La règle est la même. Le Président de la république n’utilise pas les moyens de l’Etat pour aller en campagne électorale camouflée au détriment des autres prétendants au fauteuil présidentiel du reste pas encore connus.
Toujours au cours de cette tournée de Félix Tshisekedi dans le Grand Kasaï (Mbuji-Mayi, Kabinda) et Lusambo en pays tetela, Tshisekedi a fait trop de promesses aux populations notamment le redémarrage immédiat de la MIBA qui a pourtant besoin d’une cagnotte de 500.000.000 Usd – un demi-milliard – sans dire d’où ce fonds proviendrait. Il y a eu la construction des routes de desserte agricole tout comme la réhabilitation de la voirie de la ville de Mbuji-Mayi pour arrêter net les érosions qui, depuis de longues années, menacent. Tout cela dans les 12 mois qui nous séparent de l’année électorale. KANDOLO M.