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Didier Kebongo: « Nous garderons de José Nawej le souvenir d’un journaliste perfectionniste et rigoureux »
Très Cher Editeur, José Nawej
Votre famille, vos amis, vos collègues, tous ceux qui vous ont connu et apprécié … Tout le monde est là. Nous sommes tous là pour vous dire adieu et vous rendre un dernier hommage.
Vous partez avant nous, bien trop tôt, bien trop vite… Et votre soudaine disparition laisse un vide que personne ne pourra combler.
Il nous faudra certainement très longtemps avant de réaliser que vous êtes parti, que nous n’aurons plus nos chroniques interminables avant de nous mettre sérieusement au travail.
Nous garderons de vous le souvenir d’un homme bienveillant , attachant, et d’un journaliste passionné du travail bien fait, un perfectionniste, rigoureux en tout et pour tout. Vous aviez horreur de l’à peu près. Vous détestiez la paresse intellectuelle.
Vous aviez constamment le souci de l’exigence et de la vérité des faits, très regardant sur l’éthique. Dans le traitement de l’information, vous insistiez toujours sur l’équilibre, la modération. Vous étiez un homme modéré, détestant les excès. Et le ton général de « Forum des As » le témoigne.
Le journaliste et l’homme que vous étiez savait que vos écrits devaient éclairer.
Vous étiez un patron de presse pour les autres, mais pour nous qui avions travaillé à vos côtés, vous étiez un co-équipier extraordinaire. Chaque soir, vous étiez toujours là, à nos côtés, fidèle au poste, infatigable.
Même quand vous soufriez dans votre chair, vous n’aviez jamais laissé le travail peser sur vos collaborateurs. Même hors de Kinshasa, durant vos nombreux voyages à l’étranger, vous participiez toujours au bouclage du journal.
Cher Editeur, vous laissez un vide immense derrière vous. Et c’est avec beaucoup de tristesse et de compassion que nous présentons nos plus sincères condoléances à votre épouse, à vos enfants, à vos frères et sœurs et votre famille pour leur témoigner notre soutien dans ce moment douloureux.
Et pour mieux le surmonter, nous n’aurons qu’à nous souvenir de votre rire, de votre bonne humeur, de votre sens de l’humour, de votre bonté et de votre éternel optimisme.
Votre mémoire sera toujours gravée dans nos cœurs.
J’ai bien du mal à parler de vous au passé.
Adieu…Editeur, et merci pour tout.
Didier Kebongo, Rédacteur en chef Forum des As