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DIALOGUE NATIONAL INCLUSIF, Révision de la Constitution, élections en 2028, Ceni, guerre de l'Est,.. des sujets qui intéressent les Congolais
Après plusieurs mois de contacts et d'échanges avec quelques partenaires de la RD Congo, le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, vient de décider d'organiser un dialogue national inclusif. Il a confié aux religieux dont principalement les catholiques et les protestants, la charge de chapeauter ce forum.
La population dans sa grande majorité a accueilli avec chaleur cette initiative, espérant que le pays va retrouver sa cohésion nationale.
Cependant, connaissant la boulimie des acteurs politiques congolais, d'aucuns doutent qu'ils ont la même perception de cet important forum dont dépend l'avenir du pays.
Pour les citoyens lambda, il n'est pas question de partage du pouvoir comme ça été le cas avec le dialogue de Sun City, qui a accouché du fameux système 1+4. Les participants à ces assises, politiciens et membres de la société civile, ont plus privilégié leur positionnement que l'intérêt supérieur de la nation. Jamais nulle part au monde, on a vécu pareille répartition institutionnelle. Le trésor public a été saigné à blanc pour la prise en charge des autorités gouvernementales de l'époque.
Au vu des conséquences enregistrées, les Congolais s'attendent à ce que cette fois-ci les participants se consacrent à des dossiers qui intéressent au plus haut niveau la population.
Il s'agit particulièrement de la question du changement ou révision de la constitution qui déchire la classe politique. Avant même l'entrée au fond du dossier, il y a déjà des morts. Qu'en sera-t-il lorsque le référendum sera lancé ?
Les participants au dialogue sont appelés à se dépasser pour trouver un consensus, au lieu de laisser place à des divergences qui pourraient entraîner le pays dans des troubles.
ÉVITER DES DESIGNATIONS COMPLAISANTES
Outre la question de la constitution, les participants devraient échanger sur la tenue des élections libres, démocratiques et transparentes, la composition de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), la fin de l'occupation d'une partie importante de l'est du pays et la restauration de l'autorité de l'État. Pour ce, les composantes à ces assises doivent s'abstenir de désigner des touristes qui n'auront rien à apporter aux débats. Il importe ainsi de limiter au strict minimum le nombre de participants. Car, nous savons que, vu l'expérience du passé, il y aura des ébullitions dans différentes structures chacun voulant à tout prix figurer sur la liste de sa composante, espérant arracher sa part du gâteau au terme des assises.
Par ailleurs, les Congolais espèrent que le dialogue, s'il a effectivement lieu, constitue la dernière occasion de mettre fin à l'instabilité politique et sécuritaire dont fait face la RDC. La communauté internationale nous regarde. La crédibilité de nos politiciens et de notre pays en dépend. Dès lors que les participants sortiront tête haute, la RDC sera respectée au même titre qu'elle l'est aujourd'hui dans le domaine du football. L'union fait la force, disent les Belges qui nous ont colonisés.
Muke MUKE