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Deux ministres et le DG de la Régideso face aux sénateurs
Deux membres du Gouvernement Sama Lukonde seront face aux sénateurs, ce mardi 5 avril 2022. Il s’agit de Mme Antoinette N’Samba Kalambayi, ministre des Mines et de sa collègue Catherine Kathunga Furaha, patronne de la Culture, Arts et Patrimoine. Les deux dames devront répondre aux questions orales avec débat, initiées respectivement par les sénateurs Victorine Lwese et Denis Kambayi.
En attendant, le Sénat procédera au cours de sa plénière de ce lundi 4 avril, à l’examen et adoption du Projet de loi portant autorisation de la prorogation de l’Etat de siège sur une partie du territoire de la RDC.
Outre les deux membres de l’Exécutif national, un mandataire public est également attendu pour audition, au cours de la même plénière de ce mardi à la Haute Assemblée. A savoir, le Directeur général de la Régideso, Clément Mubiayi N’Kashama.
Pas de panique. Pas non plus de supputations malveillantes autour des interpellations des deux ministres et du numéro 1 de la REGIDESO. Car, il s’agit d’un exercice régulier qui s’inscrit dans le cadre du contrôle parlementaire.
On rappelle qu’en ce qui concerne le patron de la REGIDESO, c’est la deuxième fois, depuis sa nomination à ce poste, le 13 juillet 2017, qu’il se présente devant les parlementaires. L’année dernière, soit le vendredi 26 novembre 2021, Clément Mubiayi N’Kashama a été reçu par la Commission Aménagement du territoire, infrastructure, postes, Télécommunications et Nouvelles technologies de la communication (ATI/PT-NTIC) de l’Assemblée nationale, afin de répondre à une cinquantaine de questions des députés nationaux en rapport avec la desserte en eau potable sur l’ensemble du territoire national.
Lors de cette première «confrontation» avec le numéro 1 de la Régideso, les députés nationaux avaient jugé inacceptable le fait que la population congolaise se bute aux difficultés quotidiennes d’accès à l’eau potable, alors que le pays occupe une place privilégiée au rang mondial des nations les plus bénies en eaux douces.
Cependant, selon les statistiques présentées par les élus nationaux, 30% seulement de la population ont accès à cette denrée indispensable à la vie ! D’où, la colère des députés nationaux qui avaient qualifié d’inexplicable, le paradoxe entre la politique de facturation de la Régideso et la qualité du service rendu. Plus concrètement, les membres de la Commission ATI/PT-NTIC de l’Assemblée nationale s’étaient offusqués du fait que la Régideso «surfacture» la population sans que celle-ci ne soit réellement approvisionnée en eau potable.
«Depuis que nous avons commencé cette législature, ce problème se pose. Il y a, ça et là, prolifération de bornes fontanes alors que la Régideso est là. Et, nous ne savons pas s’il y a aussi une montée de maladies d’origine hydrique qui seraient la conséquence de ces bornes fontaines», avait déclaré le député José Ebganda, président de ladite Commission de la représentation nationale. Grevisse KABREL