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Dérapages sUR les réseaux sociaux : Christian Bosembe promet de punir les utilisateurs des comptes
Le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC) s’insurge contre tout dérapage commis sur les réseaux sociaux. Pour le président Christian Bosembe, les discours de haine, la propagation des fake news, les attaques personnelles…, bref, les antivaleurs n’ont pas de place. C’est ainsi qu’après un constat amer, l’autorité de régulation a décidé de mettre en place la directive relative aux réseaux sociaux qui, selon cette institution d’appui à la démocratie, « aidera le pays à résoudre un tant soit peu ce problème des mœurs! ».
Au cours d’une conférence de presse hier mardi 10 octobre à Kinshasa, le président du CSAC, Christian Bosembe, n’est pas allé avec le dos de la cuillère pour condamner les dérapages sur les réseaux sociaux. Les dérives constatées, sur la Toile ont poussé l’autorité de régulation de prendre des dispositions, notamment la mise en place de la directive relative aux réseaux sociaux.
«Les réseaux sociaux n’ont pas pour vocation de détruire la société ou de nous dresser les uns contre les autres, ce ne sont pas un monde sans loi ni foi où tous les interdits sont autorisés, une vraie prime à la délinquance. Mais un véritable environnement pour transmettre les valeurs positives et partager au mieux les connaissances», a déclaré le président du CSAC.
Les grandes innovations de la directive
Parmi les innovations de cette directive il y a notamment la responsabilisation des acteurs sociaux et animateurs des débats publics, la participation des directeurs des programmes à l’auto régulation interne des médias avant la diffusion, l’interdiction de la publicité illicite sur les réseaux sociaux sans l’avis du CSAC, la responsabilisation des hébergeurs, fournisseurs et internautes au respect des textes légaux
Gare à la campagne électorale précoce
Il a mis en garde les acteurs politiques et les médias contre la campagne précoce dans les médias et les réseaux sociaux. «À l’heure actuelle, la campagne n’est pas encore officiellement autorisée mais tous les médias y compris la RTNC se sont déjà lancés à la diffuser.
C’est un désordre que le CSAC ne compte pas cautionner», a fustigé sans ambages le président Christian Bosembe.
Au regard du contexte actuel, l’autorité de régulation estime qu’il faut appliquer la rigueur de la loi.
«Les gens pensent que les réseaux sociaux sont incontournables. Nous avons plusieurs moyens de contraintes», a révélé le président du CSAC. Il a déploré le fait que la RDC soit comptée parmi les promoteurs de «fake news». C’est pourquoi, il estime que «le moment est donc venu où nous devons nous sentir tous concernés par la menace des réseaux sociaux, par ce que son usage peut créer». Et pour ce faire il promet de sanctionner les utilisateurs des comptes. «Nous devons punir sans la moindre retenue cette composante de la société qui estime que la bêtise vaut mieux que l’intelligence», a martelé le numéro1 du CSAC. Il reconnait que «les réseaux sociaux ne sont pas une arme à tuer mais un canal de transmission de valeurs)».
Christian Bosembe a insisté sur le fait que tout message de propagande précoce est interdit sur les réseaux sociaux, dans les chaines de télévision, des médias. Il a invité les patrons des médias, les professionnels des médias, les directeurs de programmes et directeurs d’information à éviter tout traitement d’information ayant trait à la campagne. «Le contexte dans lequel nous nous trouvons est tout aussi difficile qu’il nous faut de la rigueur et de la célérité. Les élections ne devraient pas être un motif de déchirement ou un événement apocalyptique. Il y a une vie après les élections ! Nous ne pouvons pas permettre aux gens de tout galvauder au nom des élections. Ces accusations gratuites, ces attaques personnelles, ces imputations dommageables, ces déferlements des discours de la haine cette recrudescence de violences verbales sont à condamner sans la moindre faiblesse et sans aucune complaisance», a martelé le patron du CSAC.
Appel à la conscience
Christian Bosembe en a appelé à la conscience de tous les utilisateurs des réseaux sociaux et tous ceux qui ont des comptes de se rappeler des conséquences que cet acte peut produire. « A chaque fois qu’il faudra publier une image ou un son de se rappeler des risques qu’ils pourraient encourir. Les parents devraient demeurer vigilants pour les moins de 18 ans. Si la solution serait de leur retirer les téléphones, le CSAC les encourage dans cette démarche «car vaut mieux un enfant dressé sans téléphone qu’un enfant abîmé avec un Iphone».
Au Gouvernement, le CSAC demande de l’aider à soutenir sa Commission de l’alerte numérique qui travaillera d’arrache-pied pour mettre fin à cette forme de délinquance.
En un mot comme en mille, le CSAC dit ne pas faire la guerre aux réseaux sociaux. Mbangu MAMIYOUND