Dernière minute
Société
La traduction de l’expression en lingala «Ba oyo balie safu te bazela manga etela» se traduit en français par «Ceux qui n’ont pas mangé de safous attendent que la mangue mûrisse». Aujourd’hui, ce sont les deux fruits parmi les plus prisés en Afrique, particulièrement en RDC, le safou et la…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
Le gouvernement congolais passe à une nouvelle étape dans l’application de la réforme du petit commerce et du commerce de détail. Le vice-Premier ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko…
Étranger
Des rives du Nil aux pyramides de Gizeh, la capitale égyptienne se dévoile comme une ville de contrastes, où coexistent l'ancien et le moderne. Bruyante, vivante et profondément attachée à son…
Nation
L’Alliance pour l’Alternance et le Progrès (AAP), dirigée par le professeur Théophile Mbemba Fundu, a annoncé sa prise de distance avec le mouvement « Sauvons la RDC », tout en réaffirmant son…
Dame la pluie , ce baromètre à large spectre …
Il y a belle lurette que le proverbe « après la pluie vient le beau temps » a péri à Kinshasa dans des inondations consécutives à une pluie diluvienne qui emporta tout sur son passage. Il est toute une génération de Congolais à n’avoir même pas la moindre souvenance de cette sagesse populaire. C’est dire.
Depuis, un autre dicton a poussé sur la terre très fertile de la capitale rd congolaise et sa validité ne se dément guère : » après la pluie, c’est la catastrophe « .
Sans remonter au…déluge, la pluie d’hier a une fois de plus mis Kinshasa sens dessus dessous. Comme à chaque flotte, les principales artères de la capitale se sont transformées en autant de « fleuves » et les rares véhicules « téméraires » en engins amphibies. On aurait dit des vedettes ou des hors-bord qui assurent la traversée Kinshasa-Brazzaville !
Il va sans dire que la très bruyante et bouillante mégapole rd congolaise a été contrainte au service minimum. Et même carrément à un arrêt total d’activités dans beaucoup de secteurs. Abonnés à la battue quotidienne pour la survie, nombre de Kinois n’ont eu que leurs yeux pour pleurer en assistant à la furie des eaux de pluie qui a rendu quasi impossible la nécessaire circulation.
Dans un pays où l’inflation de discours d’autosatisfaction bat son plein et où les promesses frôlent l’overdose, la pluie fait office de jauge et de miroir de la gouvernance réelle. Un baromètre naturel qu’aucun élément ne saurait corrompre. Un sondage grandeur nature que tout Congolais peut lire et comprendre sans la moindre peine.
Last but not least, une réponse froide et sans appel à tous ces professionnels du dithyrambe qui récitent à longueur de journée le » tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes « .
Héraut et héros de cette citation découlant de sa philosophie de l’optimisme, le penseur allemand Leibniz se retournerait mille fois dans sa tombe au vu de l’état très » mboka elengi » de Kinshasa.
Alors, à quelque chose malheur est bon, dit-on. Si la pluie prive le Kinois de la possibilité de négocier sa pitance journalière, elle permet tout de même de jauger le niveau de la gouvernance. A la prochaine averse. José NAWEJ