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CRISE EN PERSPECIVE A L'ASSEMBLEE NATIONALE : Vital Kamerhe sur une chaise éjectable ?
* 100 députés nationaux auraient déjà signé la pétition contre le speaker de leur chambre
Ça vole bas à l'Assemblée nationale. La tête de Vital Kamerhe au perchoir de la Représentation nationale semble ne plus plaire à certains élus. Alors que les deux chambres parlementaires sont en vacances, un groupe de députés nationaux aurait initié une pétition pour descendre Vital Kamerhe. Dans les travées du Palais du peuple l'affaire fait grand bruit.
Selon certaines indiscrétions hier au siège du Parlement, 100 députés nationaux auraient déjà signé ladite pétition. Toutefois, on ignore encore tout sur les auteurs de cette initiative. Qui est donc l'instigateur de la "fatwa" contre Vital Kamerhe ? La question reste pour l'instant sans réponse. Mais toujours est-il que certains noms sont cités. Parmi lesquels, un mandataire public qui aurait acheté la conscience des députés nationaux, auteurs de la pétition, pour éjecter l'homme à la très célèbre cravate rouge vif.
GESTION OPAQUE ET PERSONNALISEE
A l'hypothèse que la pétition aboutisse, Vital Kamerhe ne tombera pas seul. Car, quelques membres du Bureau de l'Assemblée nationale seraient également visés par les pétitionnaires. Entre autres, le MLC Jacques Djoli, L'AFDC Chimène Polipoli Lunda et Grâce Neema Paininye (CODE), respectivement Rapporteur, Questeur et Questeur adjointe de la Chambre basse du Parlement.
Selon les infos des couloirs du Palais du peuple, plusieurs griefs seraient à charge de Vital Kamerhe. Les initiateurs de la pétition l'accusent, notamment, de l'opacité dans la gestion de leur institution. Une gestion qu'ils jugent personnalisée, au mépris des textes régissant l'Assemblée nationale. S'ajoute à cela, la prise unilatérale des décisions.
Vu des observateurs non engagés, ça sent à mille lieues du "ôtes-toi de là que je m'y mette !" Possible. Cependant, au-delà des raisons avancées pour motiver cette démarche, plus d'un analyste alerte, estiment que la pétition contre Vital Kamerhe et les trois autres membres du Bureau de l'Assemblée nationale, sent un parfum fort d'une guéguerre qui se résume en quête de leadership au sein de l'Union sacrée de la nation(USN), la Majorité parlementaire acquise au Président Félix Tshisekedi, au Pouvoir depuis janvier 2019.
Par ailleurs, nombreux sont ces observateurs qui soutiennent qu'entre l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), parti au pouvoir au sommet de l'Etat et l'Union pour la nation congolaise (UNC) de Vital Kamerhe, ce n'est plus le grand amour. Des vidéos publiées dans plusieurs plateformes sociales montrent des combattants et autres partisans du parti présidentiel qui ne ménagent pas leur principal partenaire politique de la présidentielle de décembre 2018. Chaque fois qu'ils ont l'occasion de parler de Vital Kamerhe, ces derniers y vont généralement sans la moindre retenue. Certains vont parfois jusqu'à le considérer comme l'adversaire en cagoule de Félix Tshisekedi.
A QUI PROFITERAIT UNE CRISE A L'ASSEMBLEE NATIONALE ?
Dans les deux chambres du parlement, l'heure est aux préparatifs de la session ordinaire de septembre, essentiellement consacrée à l'examen du projet de Loi de finances 2026. Constitutionnellement, Députés nationaux et Sénateurs devront, respectivement, reprendre le chemin de l'Hémicycle et de la Salle de conférences internationales du Palais du peuple le vendredi 15 septembre courant.
Partant, une crise de légitimité dans l'une ou l'autre chambre parlementaire, se répercuterait inéluctablement sur le reste. Au moment où le pays entier unit ses forces pour ramener la paix, et par ricochet la restauration de l'autorité de l'Etat, d'aucuns pensent que le contexte ne prête pas à des initiatives ne concourant pas à la stabilité des institutions. Possible que les pétitionnaires aient raison. Ici comme dans toutes les autres démocraties parlementaires, une pétition est un outil, un moyen d'expression initié par un député national ou un sénateur et signé par les autres parlementaires adressée au Bureau d'une chambre, pour obtenir le redressement d'une situation qu'ils croient injuste.
Cependant, l'expérience bien de chez nous renseigne que la plupart des pétitions au Palais du peuple, sont motivées par des conflits internes. Généralement, la quête perpétuelle des intérêts personnels qui, à défaut d'être satisfaits, se soldent au mieux par l'achat des consciences moyennant des billets verts, et au pire, par des règlements de comptes à peine voilés. Question : A qui profiterait donc une crise (de trop ?) à l'Assemblée nationale ? "Poser la question, c'est y répondre à la fois", jugeait Albert Camus. Tout bien considéré, la prochaine session parlementaire pourrait être celle de tous les coups à l'Assemblée nationale.
Grevisse KABREL