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Consequence de l’envahissement de l’avenue Colonel Ebeya : L’ Ifasic bientôt inaccessible
L’institut facultaire des sciences de l’information et de la communication (Ifasic) risque d’être bientôt inaccessible si rien n’est fait pour déguerpir les petits commerçants qui ont envahi le tronçon de l’avenue Colonel Ebeya. Celle-ci part du croisement de cette avenue avec l’avenue TSF jusqu’à l’institution universitaire qui forme des journalistes. La partie de cette avenue s’est sensiblement rétrécie au point où les véhicules ont de la peine à se mouvoir convenablement.
Vendeurs de pains, d’eau, de beignets, d’omelettes auxquels se mêlent les bureautiques et que sais-je encore, ont littéralement investi ce tronçon. À une certaine époque dans ce pays, les étudiants qui fréquentent l’Ifasic se seraient rendus justice pour dégager cette partie de l’avenue dont il est question ici. Car, l’ambiance est vraiment intolérable à côté d’une alma mater du genre de l’Ifasic.
De nombreuses personnes qui passent par cette voie se demandent pourquoi les autorités de cet établissement universitaire ne saisissent pas la police pour restaurer l’ordre public sur ce tronçon. Quand bien même tout citoyen a droit à la vie, la recherche du bien-être individuel ne doit pas aller à l’encontre du respect de la loi. Car, il est de notoriété publique que les espaces publics appartiennent à l’Etat et que personne ne peut se les approprier. Le comportement des petits commerçants qui ont pris d’assaut cette partie de l’avenue Colonel Ebeya, est contraire à la loi. Si l’Etat ne réprime pas cette indiscipline, ce qu’il est tout simplement défaillant.
Du côté de ceux qui violent la loi en s’établissait de manière irrégulière sur la voie publique, il sied de condamner leur incivisme étant donné que pour se conformer à la loi il ne faut pas nécessairement que la police soit derrière un citoyen. Souvent, on entend dire de ceux qui exercent leur petit négoce sur la voie publique que c’est ça qui leur permet de faire nourrir leurs familles et faire étudier leurs enfants. Cet argument est loin de tenir debout et ne résiste pas à la rationalité, car si chacun doit outrepasser la loi au profit de ses propres intérêts, nous ne nous en tirions pas et le pays irait de mal en pire.
Par ailleurs, il sied de signaler que l’avenue Colonel Ebeya ne souffre pas uniquement de l’étouffement. Mais elle souffre surtout de délabrement avancé dans sa partie allant de son croisement avec l’avenue Wangata jusqu’à l’avenue des Huileries. Ce qui révolte davantage le citoyen lambda est le fait que la détérioration de cette route se passe devant l’immeuble de l’Hôtel du gouvernement de Kinshasa. Ce qui est tout simplement désagréable aux yeux des Kinois. Et lorsque nous suivons le théâtre que nous offrent les députés provinciaux de la capitale, il y a lieu de reconnaître avec le président de la République que notre pays est réellement mort. Il lui faut une thérapie de choc pour le faire sortir des enfers. Pour ce, il nous faut des vertébrés dans nos institutions politiques. Le rendez-vous du 20 décembre 2023, nous permettra-t-il de connaître cette renaissance ?
Wait and see comme disent les Anglais. Muke MUKE