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CAFCO invite les jeunes à dénoncer ce comportement au niveau de la communauté
La lutte contre les violences basées sur le genre et la discrimination font parti du cheval de bataille du Cadre Permanent de concertation de la femme congolaise. C’est dans ce cadre qu’il a organisé un dialogue intergénérationnel qui a réuni les femmes, et les jeunes pour leur permettre de comprendre toutes les formes de violences à l’endroit de la femme et s’approprier cette lutte au sein de la communauté. Pour faciliter la compréhension des participants, le Cafco a utilisé la pièce théâtrale « Bongo te tika» qui parle des différentes formes de violence dont les femmes sont victimes au sein de la société.
Dans son plaidoyer au cours de cette rencontre, madame Honorine Bokanshanga a appelé les uns et les autres à dénoncer toutes les violences faites aux femmes au tour d’eux dans la société. Selon cette juge membre de Cafco, les violences à l’endroit des femmes retardent leur épanouissement et ont un impact dans le développement d’une nation.
Pour sa part, Madame Florence Mbwiti coordonnatrice de l’ong Adf/Base est convaincue qu’il est important de renforcer la dynamique des clubs de jeunes pour davantage faire passer le message afin de bâtir une société où règne la paix l’attente et le dialogue pour un monde sans violence. Aussi pour qu’ils soient des artisans de paix auprès de leurs pairs.
De son côté, madame Helène Bukumba ancienne gloire de Basketball a invité les jeunes filles à prendre leurs études au sérieux. Car, une fille qui n’a pas étudié, qui ne fait rien est une catastrophe, a-t-elle fait remarquer. « Malgré mes performances en Basketball, je m’étais dis, je dois étudier pour compléter ma connaissance. Aujourd’hui, après le Basketball, le mariage et les accouchements, je suis avocate et je m’en sors bien après le décès de mon mari», a-t-elle encouragé les jeunes filles.
Cette séance de plaidoyer entre dans le cadre du projet reforme et dissémination des textes et lois favorables aux droits des femmes et à l’entrepreneuriat féminin de l’Onufemmes financé par la Banque mondiale. Mathy Musau