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Jean Mayamba Kalombo,…
Ça chauffe dans certains partis politiques
* Des candidats continuent d’attendre les moyens pour battre campagne
Quelques jours après le lancement officiel de la campagne électorale par le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo (FATSHI), au stade des Martyrs à Kinshasa, le climat est malsain dans certains partis politiques. Et pour cause ? La plupart des candidats se plaignent du fait que leurs dirigeants se soucient plus de leurs propres campagnes, au détriment des leurs. Jusqu’à présent, déplorent-ils, c’est le « chacun pour soi Dieu pour tous » qui est à la mode.
Dimanche passé, presque tous les partis politiques de l’Union sacrée de la nation (USN) avaient demandé à tous leurs candidats de prendre d’assaut le stade des Martyrs. À cette occasion, il a été constaté une très grande mobilisation qui a nécessité sans aucun doute des gros moyens logistiques et financiers. D’aucuns se sont posé plusieurs questions sur l’origine de ces fonds.
Après l’effervescence du 19 novembre 2023, c’est à présent le tour des candidats de lever le ton pour demander des comptes à leurs dirigeants. Au lieu d’opérer des folles dépenses comme cela a été vécu le dimanche dernier, ils estiment que ces fonds auraient dû leur être remis pour leurs campagnes.
La tension est perceptible dans certaines formations politiques, surtout de l’USN.
À ce sujet, il sied de reconnaître qu’il y a une concurrence déloyale qui est observée dans cette campagne électorale. Des ministres et des PDG candidats ont refusé de démissionner comme l’exige la loi électorale. Mais à présent, ils battent campagne avec les moyens du trésor public alors que leurs adversaires se démènent contre vents et marées pour réunir ce dont ils ont besoin pour aller aux contacts avec leurs électeurs. L’injustice est très flagrante.
La plupart des candidats ne disposent pas de suffisamment de moyens privés. Ils attendent le soutien de leurs partis politiques, qui tarde à venir. C’est pourquoi, sur le terrain nous trouvons que l’ambiance électorale n’a pas encore véritablement pris sa vitesse de croisière. Peu oublie que 30 jours de campagne électorale est insuffisant pour certaines circonscriptions.
À Kinshasa par exemple, pour un candidat d’une circonscription électorale comme la Tshangu, il faut plusieurs jours s’il doit sillonner les communes de Masina, Ndjili, Kimbanseke, Nsele et Maluku, si du moins il y a installé des bases électorales.
Par ailleurs, concernant la cartographie des bureaux de vote, la CENI continue à entretenir un flou qui la discrédite davantage auprès des électeurs. Les dirigeants de la centrale électorale savent très bien que beaucoup de citoyens lambda ne disposent pas de téléphones Android. Pourquoi doivent-ils demander aux électeurs de consulter le site de la CENI pour prendre connaissance de ladite cartographie ? Voilà une des causes qui risquent de provoquer la cacophonie le jour de vote. Pour éviter un tel scénario, la centrale électorale est invitée à changer de fusil d’épaule. Muke MUKE