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Bousculade dans des BRTC
En dépit d’une semaine de prolongation accordée par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) aux partis et regroupements politiques, ceux-ci n’étaient toujours pas prêts avec les dossiers de leurs candidats jusqu’à la veille du dernier jour de la clôture. D’ailleurs, au lieu de samedi 22 juillet 2023, comme initialement prévu, la Centrale électorale a ajouté un jour de plus. C’est pourquoi, la clôture définitive est intervenue hier dimanche 23 juillet 2023. La conséquence de ce retard a eu comme effet des bousculades enregistrées dans les Bureaux de réception et de traitement des candidatures (BRTC).
À la circonscription électorale de Tshangu par exemple où le BRTC est situé dans la commune de Ndjili, la multitude de mandataires qui avaient la mission de déposer les dossiers des candidats de leurs partis et regroupements politiques, ont eu beaucoup de peine à s’introduire à l’intérieur du BRTC à cause de l’affluence au dernier jour de tous ces délégués.
Comme il fallait s’y attendre, en pareille circonstance les Congolais ont toujours la manie de recourir à de vilaines pratiques répréhensibles, notamment celle qui consiste à «saluer utilement» les agents chargés de la sécurité à l’entrée. C’est ce qui justifie la cacophonie constatée en certains moments de la journée dans ce site.
À propos de ce retard, nous l’avons prévu dans l’une de nos récentes parutions lorsque nous avons révélé que la plupart des partis et regroupements politiques n’étaient pas prêts avec les dossiers de leurs candidats. Certains d’entre eux ont continué à recruter des candidats jusqu’au dernier jour. Ceci prouve à suffisance la non organisation de la plupart des formations politiques en RDC. Elles ont attendu les derniers instants pour mobiliser leurs candidats et même pour payer la caution de 1.600.000 FC par candidat exigée par la loi.
Par ailleurs, après le constat fait sur terrain, il s’avère que l’approche du travail mise en place par la CENI est dépassée par rapport à l’époque de la digitalisation du monde moderne. Faire remplir plusieurs formulaires à la main aux candidats n’est plus de mise. C’est fastidieux. Ces derniers devraient travailler sur ordinateur et renvoyer leurs données sur le site de la CENI. La tâche serait ainsi aisée de part et d’autre.
Les formulaires que la CENI made in Denis Kadima utilise datent de la Commission électorale indépendante (CEI) de feu l’abbé Apollinaire Malumalu. Si le défunt prélat avait conçu ce modèle de formulaire, c’est parce qu’à cette époque-là, l’informatique n’avait pas encore atteint le niveau actuel. L’équipe de la centrale électorale en place aurait dû réfléchir sur un autre modèle à mettre en place au lieu de faire du copier coller avec une multitude de documents à remplir. Beaucoup de candidats se sont plaints sur cette question et ceux qui sont sûrs d’être élus ont promis de demander à la CENI de rectifier le tir prochainement. Muke MUKE