Dernière minute
Société
"La patience ne connaît pas le temps" est le second message que nous avons découvert sur un taxi-bus Mercedes Benz Sprinter (voir celui de droite). C'est un proverbe sénégalais.
Cette expression signifie que la vraie patience s'affranchit de l'obsession de la montre et de l'urgence, car…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Dans le cadre du Forum économique et humanitaire Russie-Afrique, la coopération dans le secteur de la santé entre la Fédération de Russie et la RDC connait un renforcement. Avec la signature, le…
Étranger
Il faut lutter contre la contrebande et investir dans les routes de desserte agricole
Pour tirer pleinement profit de l'accès préférentiel au marché chinois, la RDC doit renforcer le…
Nation
L’Assemblée nationale a déclaré recevable le projet de loi portant reddition des comptes exercice 2025, présenté par le Ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, au…
Boma: Le panier de la ménagère à faible revenu ne se remplit plus
Manger bien voire frais devient de la mer à boire pour beaucoup de ménages à faible revenu habitant la ville de Boma, dans la province du Kongo Central.
Au marché Fisher (pêcheurs) par exemple, il y a une panoplie de produits bio à consommer sans modération, pour une alimentation équilibrée. C’est notamment les viandes fraiches et/ou boucanées en provenance de la forêt Mayombe, et les fruits de mer sont vendus soit à l’état frais, soit à l’état fumé. Ceux qui n’aiment pas de la viande, peuvent se contenter des poissons tels que Mbongo, Mboto, Mosombo, Nzombo, Mbenga, Mpoka, Nkamba, Nzianda, etc. Pour les fruits de mer, il y les crevettes, la tortue.
Quant aux viandes fraiches ou/et fumées, il y a notamment le sanglier, l’antilope, le chimbric, le singe, le porc-épic, etc. Qu’il s’agisse du poisson, de la viande ou des fruits de mer, l’acheteur a l’ambarras de choix, mais surtout le défi des moyens financiers de s’en procurer. Il faut disposer de ces moyens pour arriver à consommer ces produits bio.
Dans ce marché, plus de deux kilos de viande fraiche comme fumées en provenance de Mayombo se négocient à partir de vingt dollars américains, soit quarante mille francs congolais. Pour avoir toute une jeune antilope, il faut débourser entre trente à quarante dollars américains, soit entre soixante à quatre-vingt mille Fc. Un kilo de tout poisson fumé et/ou frais, tels que Nzombo coûte dix dollars américains, soit vingt mille francs congolais.
Certaines femmes ménagères des familles consommatrices de produits non vivres ont signalé que les viandes et les poissons frais sont malheureusement vendus actuellement plus cher qu’il y a quelques années.
Dans le cas d’espèces, a dit une femme ménagère qui a requis l’anonymat, « une antilope qui se négociait entre trois à cinq dollars américains quand il s’agit de la vente indirecte entre le chasseur et l’acheteur huit à dix dollars américains, dans la vente dite directe entre le revendeur et le consommateur final.
Manger des produits de la forêt ou de la mer devient du luxe voire de la mer à boire pour les familles à revenu faible, aussi bien pour ceux qui habitent les milieux urbains, ruraux que les populations vivant en province. Pour sa part Mariam Mbenza, vendeuse de non vivres à Fisher, a justifié « la hausse de prix de produits de la mer et surtout ceux qui proviennent de la forêt Mayombe au vu de la compagne menée par de politiques nationaux et internationaux interdisant la chasse des animaux dans les forêts depuis quelques années« . Abondance MASAKA/Stagiaire