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La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
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La Belgique, par son vice-Premier ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a condamné, hier mercredi 21 octobre sans détour, le choix de l’ancien président de la République Joseph Kabila…
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Beni : Ouverture du procès tant attendu contre 11 présumés rebelles ADF
La ville de Beni a vibré le lundi 22 septembre au rythme d'un procès très attendu par la population : celui de onze présumés combattants des Forces démocratiques alliées (ADF). Ce groupe armé, affilié à l'État islamique, est accusé d'avoir semé la mort et la désolation dans plusieurs localités du Nord-Kivu et de l'Ituri.
Devant le tribunal militaire de garnison de Beni, 11 prévenus sur les 22 initialement annoncés par le ministère public ont comparu. Ils sont poursuivis principalement pour participation à un mouvement insurrectionnel, mais aussi pour avoir facilité ou ravitaillé les ADF dans leurs activités meurtrières.
Le capitaine magistrat Hubert Kabandani, représentant du ministère public, a affirmé que les accusés auraient directement ou indirectement contribué à l'extension des attaques armées dans la région, causant des milliers de morts, des enlèvements, des blessés et d'innombrables dégâts matériels.
SOULAGEMENT POUR UNE POPULATION MEURTRIE
Face à ces charges lourdes, la défense, représentée par Maître Janvier Syapa, a plaidé l'innocence de ses clients. S'il reconnaît l'ampleur des crimes commis par les ADF dans les territoires de Beni, de Lubero et en Ituri, l'avocat a insisté sur le fait qu'aucune preuve tangible ne lie directement ses clients aux exactions reprochées.
L'ouverture de ce procès constitue un véritable soulagement pour une population meurtrie, depuis des années, par les attaques répétées des ADF. Plusieurs habitants, présents à l'audience, ont exprimé leur satisfaction, tout en réclamant que d'autres suspects déjà arrêtés soient également jugés, afin que la justice suive son cours et que les innocents recouvrent la liberté.
" Ce procès doit être non seulement pédagogique mais aussi dissuasif, pour décourager ceux qui continuent à collaborer avec les rebelles ", a martelé le ministère public.
Pascal NDUYIRI, à Beni