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Aubin Minaku : "La condamnation de Joseph Kabila corrompt toutes les initiatives de dialogue national inclusif"
* La famille politique du chef de l'Etat honoraire fustige des manoeuvres visant à écarter leur autorité morale de la course à la présidentielle
Vice-président du Parti du peuple pour la reconstruction et le développement (PPRD), Aubin Minaku est monté sur ses grands chevaux après la condamnation de Joseph Kabila le mardi 30 septembre. Le porte-étendard du parti du Président de la République honoraire de la RDC fustige cette décision au moment où des efforts sont déployés pour pacifier le pays à travers une réconciliation entre les différents protagonistes.
Sur son compte X, Aubin Minaku ne mâche pas ses mots. "...La condamnation de Joseph Kabila corrompt superbement et inutilement toutes les initiatives de paix et de dialogue national inclusif en RDC... Elle va marquer négativement les annales du droit des crimes internationaux en ce 21ème siècle", lâche-t-il dans un post qu'il a diffusé hier mercredi 1er octobre.
L'ancien Président de l'Assemblée nationale a du mal à digérer ce qu'il qualifie de "paradoxe" dans le chef des tenants du pouvoir en République démocratique du Congo au moment où les confessions religieuses, encouragées par le Magistrat suprême, tâchent de réconcilier tous les fils et toutes les filles du pays.
Ancien Directeur de cabinet de Joseph Kabila, Me Néhémie Mwilanya, abonde dans le même sens. Sur son compte X, il estime que le procès a été diligenté pour écarter l'ex-chef d'Etat de la course à la magistrature suprême.
"Aucune preuve liant Joseph Kabila aux crimes cités n'a été fournie, en dehors d'une déposition d'un ministre, un témoignage rétracté et une visite de paix à Goma. Une décision donc politique visant à écarter, en vain, de la scène, un acteur majeur gênant, obstacle au changement de la Constitution", écrit-il sur son mur.
CONSTERNATION
Avis également partagé par l'honorable Willy Bolio du PPRD qui a du mal à digérer la condamnation à mort du Président honoraire. Il est d'avis qu'il s'agit d'une invitation officielle pour stimuler Joseph Kabila à se relancer dans la course à la présidentielle.
La consternation est également visible au sein du Front commun pour le Congo (FCC), le regroupement politique de Joseph Kabila. Quelques heures après le verdict de la Haute Cour militaire, cette plateforme politique est sortie de sa réserve. Dans un communiqué au ton ferme, le FCC a décrié les différentes manœuvres diligentées "pour neutraliser politiquement son autorité morale".
A travers ce communiqué signé par Raymond Tshibanda, au nom de la direction politique du FCC, le camp de l'ex-chef d'Etat de la RDC déplore ce qu'il estime être "une répression grandissante contre toute voix discordante"... en vue de "faire taire l'opposition par la peur et les intimidations".
K.M.