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Au Sénat, Molendo Sakombi insiste sur la révision de la loi sur l'électricité comme piste de solution
L'adoption du compact énergétique et la révision de la loi sur l'électricité, une des solutions majeures pour pallier le manque d'électricité en République démocratique du Congo. Telle a été la réponse du ministre des Ressources hydrauliques et Électricité, Aimé Molendo Sakombi à la question orale du sénateur Janvier Mwisha Kasiwa. C'était lors de la séance plénière présidée par Jean Michel Sama Lukonde, hier mercredi 03 décembre.
«Aux grands maux, les grands remèdes», dit-on et vivement des projets structurants pour le véritable développement du grand Congo. Conscient de cette problématique, le sénateur Mwisha a rappelé les dispositions de l'article 138 de la Constitution et de l'article 160 du règlement intérieur du Sénat.
En outre , il a interrogé sur l'existence d'un budget d'investissement pour le renouvellement des équipements de la Société nationale d'Électricité (Snel), tout en évoquant les causes profondes des coupures intempestives de courant à Kinshasa et dans d'autres provinces du pays.
Molendo Sakombi a explicité " que la politique nationale de desserte en électricité s'inscrit dans la vision du président de la République et dans le programme d'actions du Gouvernement. Validée en 2022, cette politique a été actualisée en octobre 2025 pour intégrer des évolutions réglementaires importantes, telles que l'adoption du compact énergétique et la révision de la loi sur l'électricité" renseigne la Cellule de communication du Sénat.
Et d'ajouter que: "Cette politique repose sur deux objectifs majeurs : renforcer l'offre d'électricité et assurer l'indépendance énergétique du pays, tout en visant un accès universel à l'électricité d'ici à 2040, avec un objectif intermédiaire de 62 % d'accès d'ici à 2030".
Un débat a suivi les réponses du ministre Molendo avec au passage 20 élus qui ont exprimé leurs préoccupations relatives à la question cruciale de la desserte en électricité dans leurs provinces. Un délai de 24 heures a été accordé au ministre pour répondre aux questions soulevées.
Les défis qui émaillent le secteur de l’électricité en République sont énormes. Il y a entre de faibles budgets alloués au secteur, mais il est en même temps asphyxié par le régime fiscal non attractif des investisseurs aussi bien internes qu’externes; la vétusté et l’absence de maintenance conséquente des presque tous les dispositifs de production, de transport et de distribution existant; la faible maîtrise de la dynamique de la transition énergétique conduisant à l’absence d’une perspective d’électrification prenant en compte tous les enjeux liés à cette transition.
Gloire BATOMENE