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Au regard de la baisse de la qualité de l’enseignement : Vivement la création d’une école de formation des enseignants
La qualité de l’enseignement congolais ne fait que baisser d’année en année. Il n’est donc pas surprenant de constater que les diplômes présentés par nos finalistes, du primaire à l’enseignement supérieur et universitaire en passant par les humanités ne sont pas pris en considération dans plusieurs pays, notamment ceux d’Outre-mer.
Concernant les diplômés d’Etat, il est regrettable de constater que seuls 20% parmi eux méritent réellement ce titre dont la plupart proviennent de quelques meilleures écoles conventionnées et privées, tandis que les 80% autres n’ont pas grand’chose dans la tête. Certains n’ont pas la maîtrise du français, langue de l’enseignement et langue officielle de la RDC.
En principe et honnêtement parlant, ils ne devraient pas décrocher un diplôme. C’est à cause de la fraude qui gangrène notre système éducatif que ces finalistes sont proclamés comme tels.
Cette pratique éhontée s’est accentuée avec le système des réponses à choix multiple, le recours aux nouvelles technologies de l’information et de la communication qui facilite les contacts des élèves avec le monde extérieur, la pratique des « laboratoires« , tout cela en complicité avec des surveillants « achetés« .
À analyser de près cette question de niveau des finalistes, on arrive vite à découvrir que le fond du problème réside dans le niveau même des enseignants du primaire où les enfants sont sensés apprendre l’ABC de la grammaire.
Dans le temps, pour devenir enseignant, il fallait obligatoirement étudier dans une école spécialisée. Malheureusement aujourd’hui, le recrutement se fait vaille que vaille. Il y a des enseignants qui ne savent pas comment préparer correctement leurs matières. Lorsque un borgne conduit un aveugle, nous pouvons deviner les conséquences que cela va entraîner.
Pour une solution appropriée à cette carence, la seule et unique approche consiste à créer une école spécialisée pour la formation des enseignants.
Cette situation de manque d’enseignants qualifiés au primaire et au secondaire gangrène également le secteur de l’enseignement supérieur et universitaire. Ici il existe de faux docteurs qui se sont fait nommer professeurs suite à des subterfuges dont eux-mêmes connaissent le secret. Leurs travaux de thèse ne sont que du plagiat. Il s’ensuit que leur prestation est médiocre et les fruits qu’ils déversent sur le marché de l’emploi ne peuvent être aussi qu’amers à consommer.
Un autre écueil auquel fait face notre enseignement est celui lié au manque d’infrastructures. La plupart des écoles et des établissements académiques se trouvent dans un état de délabrement avancé. Les étudiants étudient dans des conditions qui ne permettent pas une bonne assimilation des matières. Ils se retrouvent dans des auditoires où très nombreux, ils sont confinés, suivant difficilement des enseignements leur dispensés.
Il appert que le tableau du secteur de l’éducation en RDC est sombre. Il faut une cure de choc pour redorer son image ternie. Au centre, il y a la formation de ceux qui ont la lourde et délicate mission de former les enfants à qui appartient l’avenir de du pays. Car, le développement d’un pays dépend grandement de ses ressources humaines. Muke MUKE