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La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
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Au-delà du lisible. " Oyo Nzambe nanu apesi te koluka yango epai ya nganga te ! "
" Oyo Nzambe nanu apesi te koluka yango epai ya nganga te ! " traduisez "Ce que Dieu n'a pas encore donné, ne le cherche pas chez un féticheur ! en lingala" C'est un message d'avertissement que la rue vient d'adresser à tous ceux qui cherchent à tout prix à avoir tout bien par une autre voie que celle de Dieu. Ils sont prévenus car il leur est interdit de chercher à l'avoir chez un féticheur. Quant à la raison de cette interdiction, la source reste muette.
Une raison que le commun des mortels connaît bien car on vit pratiquement au quotidien les conséquences de passer outre cette recommandation très importante. Bien des fous, des malades mentaux que nous côtoyons dans les rues ou dans nos quartiers ont commis l'imprudence de chercher à avoir auprès d'un féticheur ce qu'ils ont prétendu n'avoir pas pu obtenir du grand Donneur qu'est Dieu.
Ceux qui optent pour cette voie commettent la grave erreur de prendre le raccourci. En effet, dans son message, l'auteur anonyme est précis dans l'utilisation des mots. En écrivant ''Oyo Nzambe nanu apesi te'' (en français ''Ce que Dieu n'a pas encore donné''), il veut donner la précision selon laquelle il y a encore l'opportunité ou la chance que Dieu pourvoie aux besoins du demandeur. L'auteur n'a pas écrit '' Oyo Nzambe apesi te'' (''Ce que Dieu n'a pas donné''), c'est-à-dire, sachant que Dieu n'agit pas ou qu'Il ne répond pas directement, il y a des fortes chances que Sa réponse intervienne incessamment.
C'est comme en les opposant l'un à l'autre que l'auteur parle de Dieu et du féticheur. Le premier étant le symbole parfait du bien et le second celui du mal. C'est-à-dire l'un est l'antipode de l'autre. Dieu est le bien même comme le féticheur qui incarne Satan, est le mal par excellence. La Bible nous enseigne que Dieu est au-dessus de tout et que Satan, représenté ici par le féticheur, a aussi un mot à dire sur la Terre qu'il ne manque pas d'influencer significativement.
Nous pouvons retenir ceci comme leçon : N'allons pas chez le féticheur chercher ce que nous prétendons ne pas avoir obtenu de Dieu. Sachons seulement que le Grand Pourvoyeur n'est pas si pauvre pour qu'Il soit incapable de nous donner ce que nous désirons.
Kléber KUNGU