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AU 2EME JOUR DE LA RENTREE SCOALIRE, Selembao: Des salles de classe attendent des élèves
Au deuxième jour de la rentrée des classes, le constat est amer : des salles de classes vides, des élèves se font encore désirés dans certaines écoles de la commune de Selembao. C’est le cas de l’école Mepay.
Dans cet établissement scolaire, nous avons rencontré seulement 3 élèves. Le directeur de l’école, Ntani Ndombasi a déclaré : « Ce sont les parents qui ne veulent pas envoyer leurs enfants à l’école. Ils avancent comme raison qu’ils n’ont pas encore terminé d’acheter des fournitures scolaires. Pour d’autres, ce sont les uniformes non encore cousus par les tailleurs « .
Quant aux enseignants, ils ne posent aucun problème. Ils attendent que les élèves se présentent. » Nous attendons seulement l’arrivée des élèves. Avec un effectif de 3 élèves, je n’ai pas envie de les enseigner. Cela va me donner du retard lorsque d’autres enfants viendront. Ainsi nous demandons aux parents de nous envoyer leurs enfants car c’est déjà la rentrée scolaire « , a déclaré Mme Voldie Kiaku.
À l’école Masofila, nous avons observé une ambiance froide. Il n’y pas d’enfants dans toutes des salles de classe. « Tels que vous le constatez, dans toutes les salles de classe, il n’y a pas d’élèves parce que les parents n’ont pas encore acheté toutes les fournitures scolaires. Par ailleurs, il se fait que les élèves ne viennent pas la première semaine de la rentrée des classes. Ce qui ne me pousse pas à commencer à dispenser les cours », nous confie Louis Mwambi, enseignant de cette école.
A l’école Samuela, c’est la même ambiance morose. Des salles de classe vides, pas d’élèves, pendant que le directeur profite pour encadrer ses enseignants pour bien’ les préparer à aborder la nouvelle année scolaire. directeur Jackson Nzazi
» Le problème est que dans ce milieu nous avons des parents irresponsables. L’exemple des filles-mères qui privilégient autre chose qu’étudier pour préparer leur avenir. Certains parents attendaient que la rentrée scolaire soit repoussée au 11 septembre. On n’est pas obligé de venir avec un acompte des frais, mais on constate que certains gamins ne veulent pas étudier, préférant le banditisme comme devenir kuluna », explique Jackson Nzazi.
A l’EP Yala nous avons rencontré des enseignants qui se tournaient les pouces car n’ayant aucun élève à enseigner. La directrice Fingina Divula déclare qu’il y a réellement reprise des cours les conditions sont bien réunies, mais on attend toujours les élèves « .
A tout prendre, dans plusieurs écoles de Selembao, la reprise des cours n’est pas encore effective. Des parents gardent encore leurs enfants à la maison tandis-que les enseignants attendent toujours les élèves. Jowan Parfait NSENGA, stagiaire/Ifasic