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Assainissement dans l’enseignement supérieur et universitaire : Plus question de création d’établissements privés !
Jusqu’à nouvel ordre, il ne sera pas accordé l’octroi des autorisations de fonctionnement et d’agrément aux nouveaux établissements de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU). Tel en a décidé Marie Thérèse Sombo, numéro 1 de ce secteur de la vie nationale.
Il en fallait. D’ailleurs, beaucoup estiment que cette mesure arrive très tard alors que la situation est pourrie. Mais, vaut mieux tard que jamais, dit-on.
En principe, s’il y avait un contrôle rigoureux, la plupart de ces établissements n’existeraient pas parce que ne remplissant pas les critères fondamentaux. Certains ne disposent même pas de bâtiments propres. Ils louent chez des tiers. Faut-il encore voir la qualité de ces bâtisses qui ne répondent pas aux normes. Sur le plan académique, le désordre est plus flagrant: les recrutements se font vaille que vaille, sans tenir compte des critères fixés par la loi sur l’Enseignement supérieur et universitaire. Conséquence, la qualité des enseignements dans ces institutions est à plaindre. Sur le plan scientifique, ces instituts supérieurs ou universités privés ne disposent pas en leur sein de bibliothèques ni de labos ni d’internet. C’est la débrouillardise là-bas.
À présent que la ministre vient de prendre cette mesure, il importe de diligenter des missions de contrôle pour vérifier si les établissements autorisés à fonctionner avant elle répondent aux critères légaux. À défaut, il faut prendre la courageuse mesure de les fermer sans autre forme de procès. On ne fait pas des omelettes sans casser les œufs, dit un vieux proverbe. Une telle mesure, pour qu’elle ait des effets, doit être suivie avec rigueur.
Par ailleurs, le gouvernement doit lui-même servir d’exemple concernant le fonctionnement des établissements supérieurs et universitaires publics. Ceux-ci sont obligés de se conformer à la législation en vigueur pour que la population puisse constater que l´État lui-même est respectueux de ses propres lois. L´Enseignement supérieur et universitaire qui forme l´élite d’un pays doit être très bien structuré. À défaut, l’élite ne sera pas à mesure d’assumer ses responsabilités.
Muke MUKE