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Agression rwandaise : les Congolais décrient la politique de deux poids deux mesures des grandes puissances
Le Conseil de sécurité de l’ONU s’est réuni dernièrement à New-York pour débattre du conflit entre la RDC et le Rwanda. Au terme de leurs cogitations, les membres de cet important organe de l’organisation internationale ont penché plus sur une solution politique qui privéligie le dialogue entre les deux pays en conflit ouvert.
Cette position du Conseil de sécurité est en contradiction flagrante avec les différents rapports des panels de l’ONU qui attestent clairement que c’est le pays de Paul Kagame qui agresse celui de Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. Dans ce cas précis, cet organe de l’ONU aurait dû condamner ouvertement le pays des Mille collines pour cet acte qui viole la résolution sur l’intangibilité des frontières héritées de la colonisation. Mais au lieu d’adopter pareille décision, les puissants de ce monde recourent à la politique de deux poids deux mesures, en caressant Kagame dans le sens de ses poils.
À analyser la situation entre la RDC et le Rwanda, elle est comparable à celle qui prévaut entre la Russie et l' »Ukraine. Pourtant, pour ce dernier cas les grandes puissances n’ont pas hésité un seul instant à condamner Poutine et son pays, et aller jusqu’à prêter main-forte au président ukrainien, Volodymyr Zelensky à Zelensky. Pourquoi une telle attitude ? L’ONU est-elle encore ce truc machin créé pour la défense des intérêts des super puissants occidentaux ?
Ce qui étonne encore plus dans ce qui ressemble à un théâtre, est que les grandes puissances condamnent seulement verbalement l’agresseur de la RDC sans aucune sanction concrète.
Sinon des condamnations via des communiqués Washington « condamne fermement l’aggravation de la violence dans l’Est de la RDC (…) et appelle le M23 « à cesser immédiatement les hostilités et à se retirer de ses positions actuelles autour de Sake et de Goma« . Les Etats-Unis condamnent également « le soutien du Rwanda au groupe armé M23 et appellent le Rwanda à retirer immédiatement tout le personnel des forces de défense rwandaises de la RDC et à retirer ses systèmes de missiles sol-air, qui menacent la vie des civils« .
Paris demande au Rwanda de « cesser tout soutien au M23 et de se retirer du territoire congolais« .
Au même moment où le Conseil de sécurité préconise un dialogue entre Kinshasa et Kigali, l’armée rwandaise pilonne les positions des FARDC à l’intérieur du territoire national congolais. Par cet acte ignominieux, Paul Kagame se moque éperdument de l’ONU. Pourquoi l’organisation internationale pousse-t-elle les Congolais à s’asseoir autour d’une table avec un belliciste aussi patenté, encore que ce n’est pas la première fois que la RDC va se retrouver en face du même voisin qui ne lui veut que du mal? À quel résultat allions-nous nous attendre si Félix Tshisekedi acceptait cette proposition onusienne ?
Mais aussi curieux que cela puisse paraïtre, la position de l’ONU est celle préconisée par l’Union africaine. Il est vrai qu’en cas de conflit, la communauté internationale évite d’envenimer la situation en poussant les protagonistes à la guerre, surtout que nul n’ignore que toutes les guerres se terminent toujours autour d’une table. Mais est-il qu’il y a toujours un vainqueur et un vaincu. Dans le cas présent, il est évident que tout Congolais désire voir les FARDC anéantir la coalition RDF-M23 pour se retrouver en position de force en cas de dialogue.
Tout compte fait, rien n’est impossible à la RDC de renverser l’équilibre des forces au regard du niveau des hommes en armes qu’elle a déjà formés dans les académies militaires les plus prestigieuses de l’Occident. Il suffit de motiver les troupes qui sont au front pour les rendre plus performantes. Il ne faut pas se laisser distraire par des condamnations que nous pouvons qualifier de décoratives d’où qu’elles viennent. Muke MUKE