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Afrique : la sauvegarde et la préservation de l’égalité civile, sociale et politique au centre d’un forum à Nairobi
Confrontés de plus en plus à une répression accrue avec, à la clé, des rétrécissements progressifs des espaces civiques dans la Région, des organisations de la société civile (OSC), venues de plusieurs pays d’Afrique ont, décidé de faire une introspection. A l’initiative de «American Friends Service Committee», (AFSC), des membres de diverses structures des OSC se réunissent du 14 au 19 juillet à Nairobi, au Kenya. Au cœur de la rencontre «la sauvegarde et la préservation de l’égalité civile, sociale et politique en Afrique au 21ème siècle».
Des intervenants qui se sont succédé au podium au cours de la journée d’hier lundi 15 juillet, ont abordé, entre autres, le concept d’espaces civiques et l’évolution des organisations de la société civile (OSC) dans la gestion des espaces civiques en Afrique.
Un bref rappel historique de la gestion des espaces civiques de la période précoloniale à nos jours a été fait à l’intention des participants. C’est le Cas du mouvement «Mau Mau» qui a conduit à l’indépendance du Kenya.
Les participants ont été soumis à un exercice relatif à une analyse des espaces civiques dans chaque pays respectif. Cet exercice consistait à situer le niveau dans lequel se trouvent les pays africains par rapport aux espaces civiques à travers un baromètre civique en cinq points. Il fallait placer chaque pays selon que les espaces sont-Fermés -Réprimés -Obstrués -Rétrécis-Ouverts.
Il a été constaté que des espaces civiques dans des nombreux pays d’Afrique étaient caractérisés comme étant soit étroits, soit obstrués, soulevant ainsi des inquiétudes quant à l’espace civique qui s’avère déjà réduit.
Appel à l’unisson
Les intervenants ont émis le vœu de voir ces espaces civiques s’améliorer et être protégés. C’est dans cette optique qu’ils ont lancé un appel à la collaboration et, à travers des communiqués conjoints pour les OSC, les organisations confessionnelles et les organisations communautaires travaillant dans les espaces civiques en Afrique. Ils ont estimé que ce moyen serait une approche fiable pour appeler les gouvernements respectifs du continent à protéger les espaces civiques déjà réduits d’une part. Et d’autre part, ils ont eu à aborder des thèmes communs autour des lois répressives, des cas de détention et d’arrestations, de poursuites et de harcèlement et des lois généralement restrictives dans les Etats africains à l’égard des défenseurs des droits de l’homme.
Le réexamen des fondements de la plupart des Etats africains dans le but de comprendre pourquoi les similitudes négatives dans le manque de soutien aux sociétés civiques a suscité un point de réflexion important. Malgré tous les points négatifs, ont estimé les orateurs, quelques constantes devaient être respectées.
Les OSC, les organisations confessionnelles et les organisations communautaires devaient poursuivre leur plaidoyer, en tirant parti des outils numériques et en identifiant un soutien international véritablement favorable à l’agenda africain. Les espaces civiques peuvent être de nature à la fois politique et civique, leur dynamisme étant étroitement lié.
Les participants ont déploré le fait que les libertés n’ont jamais été garanties. Les présidents dans tous les pays jouissant d’une véritable liberté de citoyens et toutes les institutions constitutionnelles sont à leur merci. Des libertés d’expression sur un plateau d’or n’existent pas, mais elles peuvent être obtenues grâce à une poussée pacifique continue au sein des sociétés civiques.
Le cas du Kenya se révèle
Un des acteurs a illustré l’exemple de cas de Kenya. Ce pays connaît des agitations massives depuis quelques temps. Des citoyens qui défendent leurs droits fondamentaux ont manifesté avec détermination.
Cette poussée a conduit le Gouvernement à faire des concessions dans de nombreux domaines et finalement le projet de loi de finances «punitif 2024» qui était au centre de la controverse a été retiré.
RSA : Des réformes au sein de la SADC
En Afrique du Sud, a souligné le délégué sud-africain, la société civile se prépare à une bataille qui définira à bien des égards des réformes de la SADC en tant qu’organisation face aux violations des droits de l’homme. Elle a fait savoir que l’Afrique du Sud a présenté récemment, un livre blanc visant à se retirer de tous les traités internationaux concernant les réfugiés et les immigrants.
Ce livre blanc cherche à récupérer les acquis des lois sur les réfugiés, les migrants et les personnes vulnérables. Il est important de noter que le livre blanc cherche à introduire des réserves proposées par le gouvernement sud-africain pour protéger ses citoyens. Même si cela s’annonce difficile, la détermination est effectivement palpable puisque le Consortium pour les réfugiés et les migrants d’Afrique du Sud (CoRMSA) appelle au soutien international pour faire pression en faveur du retrait du livre blanc et, s’il est adopté, engager des poursuites.
Des participants des diverses horizons
L’objectif de la réunion est de contribuer à l’élaboration de stratégies de programmation répondant efficacement au rétrécissement des espaces civiques dans la région Afrique.
Le DEP 2024 regroupe une cinquantaine des participants, notamment des universitaires, des représentants des médias, des acteurs des droits de l’homme, des OSC et des organisations confessionnelles, les acteurs clés évoluant dans le domaine des violences électorales.
Ils viennent de la République démocratique du Congo, de l’Afrique du Sud, du Kenya, du Cameroun, du Burundi, du Djibouti, d’Ethiopie, du Mozambique, du Sierra-Leone, du Sud Soudan, du Soudan et du Zimbabwe.
Consolidation de la paix
American Friends Service Committee (AFSC) est une organisation à but non lucratif qui œuvre dans la promotion de la paix, d’une justice sociale durable.
Dans toute l’Afrique, l’AFSC travaille sur une série d’activités de consolidation de la paix. Elle se base sur «l’Ubuntu» comme une expression pratique de la foi dans l’action et le service humanitaire sur des idées spirituelles.
C’est dans ce cadre que cette organisation travaille avec des personnes de différents horizons.
Dina BUHAKE Tshionza
De Nairobi, Kenya