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7ème édition de l’alternative mining Indaba/RDC, Rose Mutombo: » La lutte contre la corruption est une affaire de tous! »
La ministre d’Etat, ministre de la Justice et Garde des Sceaux est convaincue que la lutte contre la corruption est une affaire de tous. » De ceux qui assurent le contrôle, de ceux qui signent les contrats, de ceux qui disent le droit« , a martelé la warrior de la Justice.
Elle estime que pour lutter contre la corruption, il faut des efforts entre autres de la population, de ceux qui ont une parcelle de pouvoir, ceux qui doivent dire le droit. » Nous les autorités politiques devrions mettre ensemble une synergie pour qu’on aboutisse à un changement « , a-t-elle estimé. » Nous avons besoin de tous pour lutter contre la corruption pourqu’ensemble, nous puissions développer notre pays« , a poursuivi Rose Mutombo Kiese qui s’est exprimée lors de la 7ème édition de l’alternative mining Indaba (AMI) qui s’est tenue à Kinshasa du 26 au 27 septembre sous le thème : « La promotion de la bonne gouvernance et mobilisation des recettes du secteur minier dans le contexte de la transition énergétique en RDC« .
Exposant sur la lutte contre la corruption, la patronne de la Justice a révélé que des équipes de son ministère sont descendues dans six provinces du pays pour faire le constat devant les Cours et Tribunaux, les infractions qui entrent en ligne de compte dans la lutte contre la corruption et qui sont portées devant le juge. » Vous serez peut-être étonnés. Jusque-là, le pourcentage dans les six provinces, est près de 0 % de saisine ». Et pourtant, » nous savons tous que des éléments de corruption sont visibles dans nos communautés et même des éléments visibles auprès de différentes autorités.
Nous avons remarqué que ces infractions, si les Cours et Tribunaux les traitent, la majorité des dossiers se terminent soit par un classement sans suite, par des dossiers des éléments non établis. Alors que les faits portés à la connaissance des juges prouvent à suffisance qu’il y a eu corruption. Cette question pose un problème et interpelle plus d’une personne », a-t-elle mentionné.
Selon Rose Mutombo, il est important que le pouvoir judiciaire puisse réellement traiter ces dossiers pour que la corruption qui gangrène la société congolaise trouve des réponses. » Nous ne pouvons y arriver qu’avec le concours des magistrats« , a-t-elle souligné.
Cependant, la ministre d’État a mis l’accent sur la mise en place des mécanismes lorsque devant les Cours et Tribunaux, il n’y aucun dossier, aucune sanction et pas de récupérations des biens volés. A ce sujet, elle est déterminée à redynamiser la Commission de gestion des biens saisis et confisqués (Cojesbico), une structure très importante qui doit fonctionner normalement.
Par ailleurs, elle a indiqué que les descentes vont se poursuivre dans d’autres provinces pour avoir la situation globale sur toute l’étendue du territoire national.
S’agissant des crimes liés à l’exploitation minière, au niveau des juridictions internationales, » la RDC a trouvé gain de cause par rapport à l’exploitation minière dans le dossier contre l’Ouganda devant la Cour internationale de justice à l’exploitation des ressources minières. Il y a une quotité qui revient à la République pour le pillage des ressources naturelles et minières« .
Pour terminer, elle a demandé aux activistes des droits de l’homme qui travaillent dans ce secteur, de documenter le pillage des ressources naturelles de la RDC. Mathy MUSAU