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Voirie urbaine : plusieurs chantiers inachevés à Kinshasa !
La voirie urbaine de Kinshasa est actuellement très délabré. La situation devient préoccupante lorsqu’ on constate que beaucoup de chantiers ouverts sont à l’arrêt. Avec les fortes pluies qui s’annoncent aux mois de mars et d’avril selon la Mettelsat, plusieurs tronçons seront tout simplement impraticables. C’est pourquoi, le gouvernement central est invité à prendre des stratégies innovantes pour éviter le pire.
Le tableau est vraiment sombre et le spectacle hideux. Établir la liste des chantiers en abandon serait fastidieux. C’est pourquoi, nous nous en abstenons.
Selon les experts en matière des travaux publics, cette situation serait essentiellement due au manque de planification dans le chef des responsables ayant reçu la mission de réhabiliter et moderniser la voirie de la capitale. Si on fait un tour à travers la ville, l’on se rendra vite compte que beaucoup de chantiers ont été ouverts ici et là au même moment. Avec comme conséquence, partout les routes sont inachevées, ce qui complique davantage la mobilité des usagers de la route.
SE METTRE ENSEMBLE POUR UN PLAN D'EXECUTION
Comme nous l’avons souligné dans l’une de nos précédentes parutions, nous doutons de la fiabilité de la sélection des entreprises appelées à exécuter ces travaux. Certaines n’ont même pas d’équipements appropriés leur permettant de s’acquitter de leur tâche. C'est une fois retenues qu’elles vont négocier la location d'engins auprès des tiers. D'où la mauvaise qualité du travail réalisé par ce type d’exécutant. Le délai convenu pour la livraison des ouvrages ne peut qu’en pâtir.
Pour éviter le pire, le Gouvernement est appelé à anticiper au lieu de subir les affres des orages annoncés par la météo. Au-delà de tout cela, il sied de souligner que la technologie moderne de construction des routes a fortement évolué. Mais à voir ce qui se passe chez nous, il y a encore énormément de progrès à fournir.
Pour revenir à la situation préoccupante de la voirie de Kinshasa, les responsables des infrastructures et travaux publics sont appelés à changer de fusil d’épaule. Il serait intéressant qu’ils se mettent ensemble pour élaborer un plan d’exécution des travaux en cours. Si rien n’est fait dans ce sens, l’imbroglio actuel va se poursuivre et nous n’allons pas sortir de l’ornière.
Réévaluer les contrats conclus pour repartir de bon pied
Ce qu’il faut faire maintenant consiste à réévaluer les contrats signés. Là où les partenaires n’ont pas été capables de respecter les engagements, la loi reconnaît à la partie lésée le droit de résilier le contrat. Dans le cas d’espèce, le gouvernement n’a pas d’autre choix que celui-là. Plus de complaisance dans une telle situation.
Les intérêts de la population doivent primer avant toute autre considération. Le respect du délai de livraison des ouvrages doit être souligné avec force.
Ce que les Kinois déplorent aujourd’hui remet à la surface le dossier de l’Office des routes (OR) , tombé en hibernation depuis plusieurs années. Cet établissement public, autrefois leader en matière de construction et de réhabilitation des routes, a pratiquement mis la clé sous paillasson. Ses agents et cadres n'ont plus presque rien à faire attendant tout simplement la fin du mois pour toucher leur salaire dans des banques. Pourquoi continuer à payer ces «chômeurs déguisés , qui ne rendent aucun service concret à l’État ? Pourquoi ne pas envisager la fusion de l’Office des routes et l’Agence congolaise des grands travaux (ACGT) pour faire bénéficier au pays l’expertise des ingénieurs qui prestent dans ces deux entreprises ? En tout état de cause, il importe qu’une solution appropriée soit prise en lieu et place du silence observé à l’heure actuelle. On bat le fer quand il est chaud, dit un adage. Il serait imprudent de faire poiroter les choses à leur état actuel.
Les autorités tant centrales qu'urbaines, étant les mieux informées sont sans doute au courant de ce qui se passe sur le terrain avec toutes les conséquences catastrophiques à craindre. En tout cas, il faut réagir vite avant que cela ne soit tard.
Muke MUKE