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Vivement l´accélération des travaux de réhabilitation des routes
La saison des pluies pointe à l'horizon. Elle annonce le retour de fortes précipitations qui, généralement, détériorent les artères de la ville, déjà vétustes. C´est dans cette perspective que, lors du dernier conseil des ministres, le président de la République a instruit le Gouvernement, particulièrement le ministère des Finances, de débloquer des fonds pour accélérer les travaux de réhabilitation des infrastructures routières.
" À moins d´un mois de la reprise annoncée des pluies, le chef de l'Etat congolais a évoqué l´impérieuse nécessité pour le gouvernement à procéder, avec encadrement et sans délai, à la libération de solde de fonds non encore débloqués, condition sine qua non pour accélérer la cadence des chantiers ouverts et initier ce qui demeure en suspens", peut-on lire dans le compte-rendu de la réunion du conseil des ministres du vendredi 22 août 2025.
Si rien n´est fait dans ce sens, il y a risque de revivre les catastrophes pourtant évitables. Ce qui exposerait les Kinois à des nouvelles pertes en vies humaines et matérielles, et mettra en cause la crédibilité de notre action", a martelé le Président Félix Tshisekedi.
A LA MERCI DES EMBOUTEILLAGES
Depuis quelques mois, la ville de Kinshasa ressemble à un vaste chantier, tant les travaux de réhabilitation de la voirie urbaine sont ouverts à travers pratiquement toutes les communes. De l´Est à l´Ouest, en passant par le centre, les routes de la capitale ressemblent à des hippodromes qui méritent une modernisation pour éviter le pire, surtout pendant la période de pluies.
Dans ce quiproquo, il y a des tronçons qui méritent une accélération vu l´affluence des passants qui les fréquentent. Il s´agit notamment de l´avenue Kasa-Vubu, du pont Cabu à la place Victoire, du pont Cabu à l´avenue Rwakadingi(Zando).
À Ma Campagne, la place Commerciale exige des travaux d´urgence. Les travaux du pont posé sur l´avenue Elengesa, commune de Makala, inachevés depuis quelques années, doivent être relancés pour éviter les embouteillages qui s´y créent quotidiennement. À Delvaux, à l´entrée du quartier Pigeon, à cause du délabrement de la route Matadi, les chauffeurs se sentent obligés de brûler le code de la route en empruntant une voie contraire.
Du côté de Tshangu, la route qui va de Ndjili Ste Thérèse au cimetière de Kimbanseke, se trouve dans un état de délabrement tel que même les motards éprouvent d´énormes difficultés pour l´emprunter. Altérées par des crevasses et des nids-de-poule, les routes Nzoku et Mokali, si elles continuent à demeurer en leur état actuel, risquent de provoquer du désordre un jour.
Véhicules abandonnés: un mal à endiguer
Kinshasa ne souffre pas uniquement de délabrement de sa voirie. Le trafic routier est aussi perturbé par la présence de nombreux véhicules abandonnés dans les emprises publiques. La mesure portant évacuation de ces véhicules a été saluée de deux mains par les Kinois, mais elle n´est jamais allée jusqu´au bout.
Ce qui fait que ces véhicules et les épaves continuent à trainer sur les emprises publiques au grand désappointement de la population. Ce qui énerve davantage est le fait que leurs propriétaires se permettent de les abandonner à côté des postes de la police, défiant ainsi la force publique.
De même, les garages installés de manière anarchique sur les emprises publiques favorisent non seulement l'insalubrité, mais l'insécurité dans les quartiers. Les brigands de tous genres utilisent ces garages pour s'y cacher et poser des actes répréhensibles.
Par ailleurs, la destruction actuelle des kiosques et autres shops placés anarchiquement sur des emprises publiques, dont l'ampleur est grande dans la commune de Gombe, rentre justement dans la vision du chef de l'État de refaire l'image de Kinshasa, qui comptait dans le passé parmi les capitales les plus attractives du continent africain. Cette campagne contre l'insalubrité doit être la préoccupation de toute la population qui est appelée à vivre dans un environnement sain.
Muke MUKE