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Vital Kamerhe salue un Accord de paix historique
*Par ailleurs, le président de la Chambre basse du Parlement lance un appel à l'unité nationale.
En ce jour hautement symbolique du 65ème anniversaire de l'indépendance de la République démocratique du Congo, le président de l'Assemblée nationale, Vital Kamerhe, a pris la parole pour saluer la signature vendredi 27 juin dernier, à Washington, d'un accord de paix entre la RDC et le Rwanda. Un événement qualifié d'"historique" par celui qui voit dans cet acte diplomatique un espoir tangible de sortie royale du cycle infernal des violences dans l'Est du pays.
Dans un message empreint de solennité et d'émotion, Kamerhe a rappelé les lourds sacrifices consentis par le peuple congolais depuis des décennies : "Il est plus que temps de rompre, de manière définitive et durable, le cycle de la violence, des traumatismes et des humiliations", a-t-il martelé, rendant hommage aux Pères de l'indépendance qui avaient rêvé d'un Congo libre, uni et prospère.
Selon le speaker de la chambre basse, cet accord signé sous l'égide des États-Unis dépasse le cadre d'un simple document diplomatique. Il incarne l'espérance de millions de Congolais meurtris et la possibilité d'un avenir commun apaisé dans la région des Grands Lacs. Kamerhe a salué, à cet effet, le leadership du président Félix Tshisekedi, qu'il a qualifié d'"artisan principal de cette avancée historique", soulignant que cette démarche pourrait enfin offrir aux populations du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l'Ituri, les perspectives d'une paix durable.
Sans occulter les difficultés rencontrées, l'homme à la célèbre cravate rouge a reconnu que ce chemin vers la paix n'a pas été sans embûches. "Les menaces, les calomnies, les suspicions infondées sont le prix à payer pour défendre cette cause noble", a-t-il déploré, avant d'appeler toutes les forces vives de la Nation à dépasser les égos et à se rassembler autour d'un idéal commun.
"L'appartenance à la Nation est la seule identité qui vaille en temps de crise", a insisté Vital Kamerhe, exhortant les responsables politiques, sociaux et religieux à bannir la haine et à privilégier l'unité. Aux leaders religieux, il a lancé un appel pressant pour qu'ils se fassent les porteurs d'un message de paix, d'amour et de fraternité.
Enfin, Kamerhe a eu une pensée pour les populations encore sous occupation dans l'Est du pays : "Nous ne les oublions pas. Tous les efforts déployés visent à leur garantir le retour d'une paix juste et durable."
En ce 30 juin, les mots de Vital Kamerhe résonnent comme un appel au sursaut national, à la réconciliation et à la construction collective d'un Congo enfin réconcilié avec lui-même.
Didier KEBONGO