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Un projet d'arrêté en vue pour la prise en charge holistique des survivant(e)s des VGB
Les experts du ministère du Genre, Famille et Enfant (GEFAE) et du PNUD viennent d'engager durant deux jours, soit les 11 et 12 mars, à Kinshasa, des échanges pour préparer l'atelier résidentiel de l'arrêté relatif aux mesures d'application du décret portant création, organisation et fonctionnement des centres intégrés des services multi-sectoriels de prise en charge des survivant(e)s des violences basées sur le genre en RDC(CISM). Le but final est l'appropriation et la pérénnisation par le gouvernement de ces CISM.
Selon M. Ngunz A Gibongi Célestin, coordonnateur et chef de service de la direction des Études et planification (DEP), qui a présidé les travaux : cet atelier entend élaborer un projet d'arrêté portant mesures d'application du décret sur l'institutionnalisation des CISM.
Depuis 30 ans, a-t-il indiqué. La RDC vit dans un cycle infernal des graves violations des droits humains dues aux conflits armés et ethniques, aux agressions des pays voisins, aux us et aux coutumes caractérisées par des violences sexuelles principalement et d'autres violences basées sur le genre, avant de souligner que ce sont les femmes et les enfants qui sont souvent les victimes principales desdites violences.
Pour lui, face à ce fléau, il faut une réponse susceptible de prendre en charge les survivant(e)s de ces violences basées sur le genre. Il a fait savoir que c'est pour cette raison que le ministère du GEFAE a mis en place les CISM, pour la prise en charge des survivant(e)s de ces violences ,et qui ont été officialisés par la signature d'un décret pris par l'ancien Premier ministre le 22 février 2023.
Dans son mot d'ouverture, le directeur -coordonnateur a exhorté les experts du ministère et du PNUD à produire, au terme de leurs réflexions, un travail de qualité devant déboucher sur la mise en application dudit décret, enfin de facilitr l'intégration des victimes.
Pour que cet instrument juridique soit mis en application, a insisté ce directeur. Il faut qu'il y ait un autre texte, opposable à tous, un arrêté portant mesures d'accompagnement dudit instrument.
En outre, il sied de rappeler que le programme " Justice, Autonomisation et Dignité des femmes et des filles en RDC " ( JAD) du PNUD a appuyé, il y a quelques années, une équipe d'experts du gouvernement composée de la Primature et du MINIGEFAE et de quelques agences du Système des Nations-Unies impliquées dans le programme des violences basées sur le genre (UNFPA,PNUD et le BCNUDH), pour rédiger un projet de décret portant création, organisation et fonctionnement des CISM pour la prise en charge holistique des survivant(e)s des violences basées sur le genre en RDC. Après son adoption au conseil des ministres et sa validation à la commission des lois du gouvernement, le décret a fini par être signé le 22 février 2023.
Pour mémoire, l'expérience satisfaisante du programme "Tupinge ubakaji" à l'Est du pays, précisément au Nord-Kivu, Sud-Kivu et en Ituri dans la prise en charge des survivant(e)s des violences sexuelles dans les "One Stop Center" ,avec l'appui financier du ministère des Affaires étrangères, du Commerce et du Développement du Canada (MAECD) avait motivé le gouvernement, à travers le ministère du GEFAE, de solliciter un autre appui du Canada pour dupliquer cette expérience élargie aux autres formes de violence basées sur le genre au centre et à l'ouest du pays, notamment au Kongo central et dans la ville de Kinshasa, pour une prise en charge holistique des survivant(e)s des VBG dans les CISM. C'est ainsi qu'est né sur les cendres du premier, un nouveau programme dénommé "Programme conjoint de lutte contre les VBG : Justice, Autonomisation et Dignité des femmes et des filles en RDC "(JAD).
Muke MUKE