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Trump déterminé à aller jusqu'au bout en nommant le général Dan Caine
Le président américain Donald Trump est déterminé à traduire en acte l'accord de paix signé le 27 juin à Washington entre les ministres des Affaires étrangères de la RDC et du Rwanda. Pour preuve, il vient de nommer par décret, le général 4 étoiles Dan Caine dont la mission est de présider le mécanisme opérationnel de la neutralisation définitive à la fois des FDLR et le monitoring du désengagement des forces rwandaises sur le sol congolais.
Jamais depuis le début des guerres dans la partie orientale de la RDC, aucun président des États-Unis, démocrate ou républicain, ne s'est aussi ouvertement engagé dans la recherche des voies et moyens de rétablir définitivement la paix dans ce coin du pays.
Il est vrai que dans le domaine de la politique internationale les Etats n'ont pas d'amis, seuls leurs intérêts comptent. Dans le cas d'espèce, l'administration Trump sait pertinemment bien que le deal minier entre les États-Unis et la RDC va rapporter gros au trésor américain. En conséquence, il faut vite détruire tous les obstacles susceptibles de bloquer ou retarder la mise en oeuvre de cet accord minier.
L'autre motivation, personnelle cette fois, est l'ambition affichée publiquement par le milliardaire américain d'arracher le Prix Nobel de la paix, le plus prestigieux des prix. À ce propos,Donald Trump ne s'est pas gêné de revendiquer urbi et orbi cette récompense à cause des multiples efforts qu'il ne cesse de déployer, selon lui, pour éteindre le feu au Moyen et Proche orient, et mettre fin à plusieurs années de guerre dans l'Est de la RDC. Pour ce, il ne va lésiner sur aucun moyen pour atteindre son objectif.
S'agissant du général Dan Caine, il sied d'indiquer qu'il est officier général d'Air Force, et que jusqu'à sa nomination, il était le 22ème chef d'état-major des armées américaines. Si la Maison Blanche a décidé de désigner un tel haut gradé à ce poste, c'est que les enjeux sont de taille. Selon le décret présidentiel, il ne dispose que de 30 jours pour s'acquitter de sa mission en collaboration avec les FARDC pour la neutralisation des FDLR et observer le retrait définitif des troupes rwandaises du sol congolais. Sauf imprévu, il doit arriver à Kinshasa le samedi 5 juillet courant.
Kagame entre le marteau et l'enclume
L'un des points positifs de l'accord de Washington est d'avoir prévu le mécanisme de suivi de l'application du texte. La présence du général américain sur terrain des opérations place le dictateur rwandais entre le marteau et l'enclume. Lui qui est habitué depuis les assises d'Arusha(Tanzanie), avant le déclenchement du génocide en 1994, de renier sa signature est bel et bien coincé cette fois-ci. Déjà, après la signature de l´accord entre la ministre congolaise des Affaires étrangères et celui du Rwanda, ce dernier ne s´est pas empêché de jeter le pavé dans la marre en déclarant que son pays ne quittera le sol congolais qu´après la neutralisation des FDLR. Bien sûr que c'est Paul Kagame qui a fait dire cela à son ministre. L´accord était donc déjà mal parti.
Dan Cain vient ainsi remettre le pendule à l´heure
En plus, la prétendue présence des FDLR qui constitueraient une menace pour le pouvoir de Kigali et dont Kagame avait fait un fonds de commerce depuis plusieurs décennies, va être certifiée ou pas par l´émissaire américain.
Enfin, le mensonge du dictateur rwandais qui a toujours nié la présence de ses troupes sur le sol congolais sera mis à nu car toute la communauté internationale verra où iront les milliers de soldats lourdement armés venus faire la guerre à la RDC.
Muke MUKE