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Thérèse Kayikwamba salue «un pas important vers une solution durable»
Au lendemain de la signature de la déclaration de l’accord de principe entre le gouvernement congolais et la Coalition Alliance Fleue Congo- Mouvement M23 (AFC/M23), à Doha, la ministre d’État aux Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, a livré une déclaration significative. Pour la cheffe de la diplomatie congolaise, cet accord marque un tournant cruciale dans la quête de paix durable dans l’Est de la RDC, tout en soulignant l’importance d’un cadre d’engagement clair et contraignant.
« Je ne vais pas m’aventurer dans des spéculations ou des chiffres », a-t-elle déclaré d’emblée, balayant toute tentation de précipiter les conclusions. Mais pour elle, la signature de cette Déclaration de principes est un signal fort qui témoigne de la volonté commune de sortir du cycle infernal de violences.
« Nous sommes désormais dans une logique, dans une perspective de solution durable et définitive à la crise qui ronge l’Est de notre pays », a-t-elle affirmé avec conviction.
UN ETAT LEGITIME
La ministre a tenu à réaffirmer la position de l’État congolais : celle d’un État légitime, déterminé à restaurer l’ordre et la stabilité dans ses frontières. Ce processus, amorcé sous l’impulsion du président Félix Tshisekedi et soutenu par la médiation qatarie, vise à établir un accord contraignant pour toutes les parties, à l’image de ce qui avait été précédemment initié à Washington. «C’est un pas important, porteur d’engagements clairs pour la République démocratique du Congo, mais aussi pour le M23 », a souligné Thérèse Kayikwamba.
Si les attentes restent élevées, Thérèse Kayikwamba a cependant opté pour la prudence dans le ton, consciente que l’épreuve de vérité se jouera sur le terrain. Néanmoins, l’acte posé à Doha est interprété comme une étape importante vers une paix négociée, dans une région qui n’a que trop souffert.
En choisissant de s’exprimer avec retenue mais détermination, Thérèse Kayikwamba a voulu marquer le sérieux et la fermeté de Kinshasa qui entend bien que cet accord ne reste pas lettre morte, mais qu’il serve de socle à un règlement politique ambitieux et durable du conflit.
Jérémie ASOKO