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Ata na lifelo toko samba kaka". Cette phrase en lingala se traduit littéralement par : " Même en enfer, nous allons quand même plaider [notre cause].
Dans un sens plus imagé, cela signifie qu'on ne compte pas se laisser faire ou se taire, peu importe la difficulté…
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Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en RDC et chef de la Mission de l’organisation des Nations Unies pour la stabilisation du Congo (Monusco), James Swan, a passé en…
Steve Mbikayi: "Fatshi ne tombera pas"
Ministre honoraire de la République sous les Gouvernements de Samy Badibanga, Bruno Tshibala et Sylvestre Ilunga, Steve Mbikayi Mabuluki se positionne aujourd'hui en "vrai gardien du temple de l'Union sacrée de la Nation (USN)". Dans cette tribune qu'il avait publiée le 20 février 2025, il clamait déjà haut et fort que "le Président Félix Tshisekedi ne tombera pas". Un refrain que nombre de ses camarades de la plateforme au pouvoir étaient loin de fredonner, au moment où les villes et localités de l'Est du pays tombaient les unes après les autres face aux forces d'occupation. En républiant cette tribune au quotidien "Forum des As", il martèle qu'il avait vu juste, avant la signature de l'Accord de Washington qui tire de leur torpeur ces politiques qui tanguaient déjà entre les parties antagonistes.
YKM
Tribune libre 77 du 20 Février 2025 (Steve Mbikayi)
Après l’occupation de Goma et de Bukavu par l’armée rwandaise, il se dessine 3 catégories de Congolais.
Il y a les triomphalistes qui se réjouissent de la chute imminente de F. Tshisekedi. Ils jubilent et ne manquent pas de se moquer du Président de la République et de tous ceux qui le soutiennent au nom d’un sentiment que nous refusons de nommer ici par pudeur.
Ils savent pertinemment bien qu’en cas de victoire de l’ennemi, notre pays sera dirigé par les Rwandais. Ils disent que le régime tombe d’abord; Nous chasserons les Rwandais après comme ce fut le cas en 1998. Ils doivent savoir que, tenant compte de l’expérience du passé, les agresseurs prendront toutes les dispositions pour ne plus être délogés par les marionnettes congolaises qui leur servent de paravents comme fut L.-D Kabila. Ils n’utilisent les Congolais que pour avoir le soutien populaire. Au finish, ils placeront carrément un Rwandais à la tête du pays au cas où en raisonnant par l’absurde ils arriveraient à renverser les institutions républicaines.
Rappelez-vous la tactique qu’avait utilisée le Rwanda avec le RCD. Wamba dia Wamba, Adolphe Onosumba… avaient été placés à la tête pour appâter les Congolais. Quand il avait été question d’occuper le plus grand poste réservé au RCD après le dialogue inter congolais, tous avaient été défenestrés. Nous invitons tous ceux qui attendent l’arrivée hypothétique des Rwandais à Kinshasa de faire preuve de patriotisme et de revenir à de meilleurs sentiments.
Comprennent-ils pourquoi M. Nangaa, qui a rejoint le M23 il n’y a pas longtemps, est présenté comme leader du mouvement ? Est-ce politiquement logique et compréhensible ? À chacun sa réponse.
Une autre catégorie est constituée des acteurs politiques de la majorité qui sont convaincus que le pouvoir changera inévitablement de mains, tenant compte des nouvelles qui viennent du front. Ils préfèrent se taire et se terrer par crainte des représailles au cas où les choses tourneraient mal.
Ils appellent ça prudence. Ceux qui n’ont pas de visas transpirent.
Il faut noter que dans l’entourage de chaque Chef, il existe trois sortes de collaborateurs. Les flatteurs, les traîtres et les loyaux. Dans le cas d’espèce, les flatteurs sont ceux qui criaient à tue-tête "Fatshi béton", "mukuatombolo"… quand tout allait mieux et aujourd’hui, silence radio.
Les traîtres sont des bifaces qui sont dévoués quand tout va bien. Parmi eux, il y a ceux qui occupent les postes importants et que personne ne peut soupçonner et qui flirtent avec l’ennemi. Quand les choses commencent à tourner au vinaigre, ils laissent le Chef seul au front et sont prêts à vendre leur expertise à tout-venant. Il faut noter que, contrairement à la loyauté, l’expertise s’achète.
La dernière catégorie est constituée des hommes loyaux. Prêts à se battre jusqu’au bout pour défendre le régime et le sauver.
Nous leur conseillons de continuer à y croire et d’être rassurés que le Chef de l’État ne tombera pas au risque de voir notre pays connaître un recul démocratique de plus de 30 ans.
En 1996, notre pays avait été agressé par plusieurs pays. Ils avaient difficilement atteint Kinshasa après plusieurs mois. Aujourd’hui, le Rwanda qui nous agresse n’a ni troupes ni moyens suffisants pour marcher jusqu’à Kinshasa en gardant des bases arrières solides. Surtout qu’il est décrié par le monde entier. Son objectif principal est d’occuper tout l’Est et de continuer à nous piller et si tout va bien pour lui, annexer certains de nos territoires. Il ne saura même pas occuper la moitié de la RDC. Croyez-nous !
Le repli de nos vaillants combattants n’est pas définitivement une défaite.
Nous laisserons l’ennemi avancer en ayant de plus en plus confiance en lui jusqu’à se retrouver dans notre traquenard où il sera décimé. À ceux qui ont déjà paniqués et sont découragés, nous leur conseillons de reprendre confiance et d’être rassurés que Fatshi ne tombera pas.
Ceux qui crient déjà victoire vont bientôt déchanter.
Dites amen.