Dernière minute
Société
Un troisième incendie s’est déclaré dans la nuit du mercredi 16 au jeudi 17 septembre 2026 dans le quartier Biautu, commune de Beu, à Beni. Selon des témoignages recueillis sur place, le sinistre serait lié à un problème électrique. Les flammes ont notamment touché les installations de la Radio…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
Les militants de la coalition Article (C-64), interpellés mardi 15 septembre lors de la marche interdite dans plusieurs villes du Haut-Katanga, ont été libérés. L’annonce a été faite ce jeudi par…
Étranger
Le pape Léon XIV vient de mettre fin à la réduction des salaires des cardinaux et hauts responsables du Vatican, selon un décret pontifical publié le lundi 14 septembre 2026.
…
Nation
À l’heure où la rentrée scolaire pèse lourdement sur les ménages, 48 élèves de cinq établissements de la FUNA viennent de bénéficier d’un appui concret pour poursuivre leur scolarité. L’initiative…
Sondage Les points, John Banza au sommet de la perception des performances gouvernementales
Un an après son entrée en fonction, John Banza Lunda affiche un bilan qui le place au premier rang des membres du gouvernement Suminwa 2. Selon un sondage réalisé par Les Points les 1er et 2 août à Kinshasa, le ministre des Infrastructures et Travaux publics recueille 68 % d'opinions favorables, devançant ses collègues dans l'appréciation des réalisations gouvernementales. Une performance qui consacre une année marquée par des réformes, la relance de projets structurants et une présence soutenue sur le terrain.
Dans un gouvernement évalué sur ses réalisations entre août 2025 et août 2026, John Banza Lunda tire son épingle du jeu. Le sondage de Les Points, consacré notamment à la diplomatie, à la sécurité, à l'économie et aux infrastructures, le présente comme le membre du gouvernement le plus en vue.
Surnommé le " cantonnier national " en raison de ses nombreuses descentes sur les chantiers, le ministre s'est employé, depuis sa prise de fonctions, à donner une nouvelle impulsion au secteur des infrastructures. Sa démarche repose notamment sur le renforcement du suivi des travaux, l'amélioration de la gouvernance technique et la recherche de standards de construction mieux adaptés aux réalités congolaises.
LA CRÉATION CNE-ITP
Parmi les réformes mises à son actif figure la création de la Commission nationale d'élaboration des normes de construction des infrastructures et travaux publics (CNE-ITP). Cette structure doit contribuer à doter la RDC de normes nationales prenant en compte ses réalités géographiques, climatiques et économiques.
L'initiative vise également à promouvoir l'utilisation des matériaux locaux et à renforcer le recours à l'expertise congolaise dans la conception et l'exécution des ouvrages.
"Au cours de cette première année de mandat, le ministère a engagé une réforme majeure avec la création de la CNE-ITP", relève Les Points, qui souligne parallèlement la relance ou le renforcement de plusieurs projets routiers stratégiques.
LES GRANDS CORRIDORS AU CŒUR DE L'ACTION
Sur le terrain, le ministère a poursuivi les travaux engagés sur plusieurs corridors nationaux. L'objectif affiché est de fluidifier la circulation des personnes et des marchandises, de désenclaver les provinces et de réduire progressivement les coûts de transport, un enjeu déterminant pour l'intégration économique du pays.
Cette politique dépasse le seul réseau routier. Elle s'inscrit dans une vision plus globale de la mobilité et du développement territorial, avec la volonté de faire des infrastructures un levier de croissance et de rapprochement des différentes régions de la RDC.
À Kinshasa, cette ambition prend une dimension particulière. Face à l'explosion démographique et aux embouteillages qui étranglent régulièrement la capitale, le ministère met en avant plusieurs pistes, notamment le développement d'infrastructures modernes de transport, la réalisation d'ouvrages d'art et l'amélioration des principaux axes de circulation. Les projets d'autoroute, de tramway et de métro urbain figurent ainsi parmi les perspectives envisagées pour transformer durablement la mobilité kinoise.
UN BILAN QUI SE REPOSE SUR UN TRIPTYQUE
John Banza Lunda entend également inscrire son action dans une perspective institutionnelle et stratégique. La première Conférence nationale sur les infrastructures et les travaux publics, organisée sous son impulsion, a réuni les principaux acteurs du secteur autour des priorités nationales, de la coordination institutionnelle et de la mobilisation des investissements.
Une démarche qui traduit la volonté de structurer davantage un secteur confronté à l'immensité des besoins du pays et à la nécessité de mobiliser des financements importants.
Au-delà des chiffres et des kilomètres de routes réhabilitées ou construites, le bilan présenté après une année repose donc sur un triptyque : réformes, relance des projets et vision à long terme.
Cette dynamique s'inscrit dans l'ambition portée par le président de la République, Félix Tshisekedi, de faire des grands travaux un moteur du développement national. Modernisation du réseau routier, amélioration de la mobilité, désenclavement des territoires et renforcement de l'expertise nationale constituent les principaux axes de cette politique.
UN SCORE DE 68% FACE AUX DÉFIS QUI DEMEURENT
Le score de 68 % attribué par Les Points constitue un indicateur favorable pour le ministre. Mais il ne saurait occulter l'ampleur des défis qui demeurent. L'état du réseau routier national, les besoins croissants de Kinshasa en matière de mobilité, la disponibilité des financements et le respect des calendriers d'exécution restent autant de paramètres déterminants pour transformer les ambitions en résultats durables.
Après une année aux commandes, John Banza Lunda peut néanmoins mettre en avant un bilan articulé autour de réformes structurantes, de chantiers relancés et d'une présence régulière sur le terrain. Une première étape qui lui vaut, selon le sondage Les Points, de s'installer au sommet de la perception des performances gouvernementales.
Didier KEBONGO