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Santé publique : les activités reprennent dans les hôpitaux après l'entente entre le Gouvernement et les syndicats
Un soulagement s'observe dans les hôpitaux et centres de santé de la République démocratique du Congo après la levée du mot d'ordre de grève du personnel médical et administratif. Cette décision marque la fin d'une période de paralysie des activités dans plusieurs structures sanitaires du pays. Elle intervient à la suite d'un dialogue social fructueux entre le Gouvernement et les représentants syndicaux du secteur de la santé.
C'est au terme d'une séance de travail intense tenue le 30 juillet à Kinshasa, que le Vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, accompagné du ministre d'État au Budget, Aimé Boji, et du ministre de la Santé, Roger Kamba, a scellé un accord avec les délégués syndicaux représentant les différentes catégories du personnel de santé : médecins, paramédicaux et administratifs.
Des engagements fermes du Gouvernement
Face aux revendications exprimées, le Gouvernement a pris une série d'engagements concrets. Parmi ces engagements, on note le paiement immédiat de la paie complémentaire du deuxième trimestre ; la revalorisation progressive de la prime de risque pour tous les métiers de santé ; le rattrapage des omissions salariales concernant 5 177 médecins récemment promus ; la régularisation des agents non mécanisés œuvrant dans les structures hospitalières. Il y a également l'intégration de la prime de brousse dans la nouvelle grille salariale du secteur public ; la mise en place d'une commission mixte de suivi, chargée d'assainir les effectifs du personnel ; ainsi que la convocation d'une réunion d'évaluation prévue le 6 août.
Ces mesures traduisent une volonté gouvernementale de restaurer la paix sociale dans un secteur aussi vital que la Santé publique, tout en s'attaquant aux causes structurelles des perturbations à répétition.
Engagement de reprendre les activités
En contrepartie, les syndicats ont pris l'engagement de reprendre sans délai les activités médicales et administratives sur l'ensemble du territoire national, assurant ainsi la continuité des soins au bénéfice des populations.
Ce dénouement intervient dans un contexte où les tensions sociales s'étaient accrues dans les hôpitaux, avec des conséquences sensibles sur l'accès aux soins. Le dialogue direct, conduit avec méthode et responsabilité, a permis d'éviter une crise prolongée.
Cette sortie de crise marque une étape importante dans la consolidation des réformes en cours dans la Fonction publique, et particulièrement dans le secteur de la santé. Le Gouvernement espère ainsi poser les bases d'un nouveau contrat social, fondé sur l'écoute, l'équité et le respect des engagements.
Jérémie ASOKO