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Sahara: L’appel de Guterres aux « parties » à reprendre le processus politique réaffirme la centralité de l’Onu dans ce dossier
Casablanca – L’appel du Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, aux « parties » à reprendre le processus politique, réaffirme la centralité de l’ONU dans la résolution du différend artificiel autour du Sahara marocain, a affirmé, mercredi à Casablanca, le professeur Abdellatif Komat.
Cet appel fait référence à la résolution 2602 du Conseil de sécurité (29 octobre 2021) dans laquelle l’appareil exécutif de l’ONU réitère son appel aux parties, en l’occurrence le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie et le « polisario » à reprendre le processus des tables rondes dans un esprit de réalisme et de compromis pour parvenir à une solution politique, réaliste, pragmatique, durable et basée sur le compromis, a rappelé M. Komat, doyen de la faculté des sciences juridiques, économiques et sociales, à l’Université Hassan II de Casablanca.
Cette déclaration constitue également un « soutien » à l’Envoyé personnel du SG de l’ONU au lendemain de sa visite dans la région, et souligne la centralité de l’ONU dans la résolution de ce différend, qui « constitue un danger pour la région, notamment sur le plan sécuritaire et des risques terroristes« , a indique M. Komat dans une déclaration à la MAP.
Rappelant qu’Alger avait annoncé son refus de participer au processus des tables-rondes, le professeur Komat a estimé que « le problème aujourd’hui est un problème entre Alger et les Nations Unies, notamment via le Conseil de sécurité« .
Et pour témoin, l’universitaire a rappelé que le Conseil de sécurité a mentionné à au moins trois reprises, ce processus comme cadre exécutif dans le cadre de la résolution 2602 pour la poursuite du processus et a, à cinq reprises, appelé l’Algérie à y participer.
Alger, qui a une « grande responsabilité » dans le déclenchement de ce différend, « devrait participer à sa résolution« , a souligné M. Komat, qui a fait remarquer, à l’opposé, que le Maroc continue de s’inscrire parfaitement dans la lignée de la nouvelle résolution onusienne.
Par ailleurs, l’expert a noté que la visite de M. Staffan de Mistura, l’Envoyé personnel du SG de l’ONU dans la région, intervient au moment où le Maroc a réussi de « grands succès diplomatiques« , notamment avec la reconnaissance de la marocanité du Sahara par les Etats-Unis d’Amérique, et l’ouverture de plusieurs consulats à Laâyoune et Dakhla.
Ces nouvelles réalités s’ajoutent à la nouvelle vision de relations que le Maroc est en train de tisser et de remodeler avec ses partenaires, pour « conforter la position du Royaume, notamment sur le plan de la géostratégie et des relations internationales« , a-t-il dit.
Revenant sur le dernier dérapage médiatique de l’agence France presse (AFP), qui a tronqué les propos de M. Guterres pour parler de « deux côtés » au lieu « des parties » au conflit comme l’a dit le chef de l’ONU, M. Komat a estimé qu’il s’agit d’une « faute professionnelle » qu’il va falloir corriger, soulignant la profondeur des relations entre le Maroc et la France.
« Nous avons intérêt à préserver ses relations dans un cadre de confiance et de responsabilité« , a conclu l’universitaire. MAP