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Rose Lukano: « Je pleure Mukubwa José qui me poussait à faire la presse papier »
« José Nawej est un aîné qui m’a accueillie à l’Isti, ex Ifasic. Lui que j’appelais affectueusement « Mukubwa » (aîné en swahili) me félicitait pour le choix opéré : celui de faire le journalisme. Mais, il avait une petite idée derrière la tête. Il m’a toujours stimulée à faire la presse écrite, alors que mes modèles étaient la radio et la télé. Il a tout fait pour me pousser à faire la presse papier. Car, il me disait: « Tu peux savoir parler, mais quand ton écriture est nulle, tu ne diras rien« . Je lui rétorquais: « l’écriture est difficile« . Non, il faut t’exercer, me disait-il. José Nawej visait toujours le meilleur, l’excellence dans tout. Et c’est ce qui s’est avéré vrai par la suite de temps. Les filles étaient attirées à faire le journalisme audiovisuel par facilité. Il suffit juste d’exposer la beauté. Or, selon « Mukubwa José« , la beauté est intérieure et s’exprime par les connaissances, les productions que l’on dispose. C’est ce que José Nawej était. Donc, pour lui faire plaisir, j’écrivais des choses que, parfois, il ne publiait pas, mais qu’il lisait pour apprécier ma plume.
Mukumbwa José, c’est vraiment quelqu’un qui m’a suivie partout où je suis passée, en disant qu’il est fière de moi, et il m’a encouragée à faire mieux, de ne pas estimer d’avoir atteint la ligne, mais de viser toujours le meilleur.
A Kinshasa où je séjourne pour assister à une conférence, je devais venir lui rendre ce vibrant hommage. Je le pleure, c’est une perte pour notre monde de médias en RDC. Il avait la plume. Mukubwa José ».
Propos recueillis par Abondance MASAKA