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Réagissant au Briefing spécial presse sur la relance des entreprises du portefeuille de l’Etat : Le Pr Rémy Musungayi contre la rémunération des mandataires selon la taille de l’entreprise
Le Professeur Rémy Musungayi Bampale appelle ses compatriotes à tenir en éveil leur conscience tant et si bien que lorsqu’il y a un événement qui touche à la vie communautaire, chacun doit y apporter sa part de contribution.
C’est à ce juste titre que le Professeur Rémy Musungayi Bampale, reconnu comme étant professeur de bonnes manières, donne sa contribution au Briefing spécial presse animé lundi conjointement par deux membres du Gouvernement, le ministre de la Communication, Porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya et son collègue du Portefeuille, Jean-Lucien Bussa au sujet de la relance des entreprises du portefeuille de l’Etat.
« En notre qualité de Professeur de bonnes manières, nous faisons la différence entre le savoir savant et le savoir profane. Et je me penche sur les recommandations du savoir savant qui consiste à apporter sa part de contribution aux initiatives heureuses plutôt que d’y opposer des critiques pessimistes. J’ai été très heureux d’entendre le ministre du Portefeuille, Jean-Lucien Bussa, relever courageusement les maux qui gênent le bon fonctionnement et la mégestion qui caractérise les entreprises publiques de l’Etat et celles d’économie mixte, notamment la corruption, les abus des PCA qui sont les mandataires passifs. Malheureusement ces derniers se comportent en mandataires actifs allant jusqu’à s’attribuer abusivement les responsabilités réservées aux mandataires actifs etc. « , a déclaré le Pr Rémy Musungayi Bampale.
Autant ce dernier a salué les maux décrits par le ministre du Portefeuille, comme étant à la base de la contreperformance des entreprises de l’Etat, autant il est révolté par la solution qui consiste à payer les mandataires proportionnellement aux réalisations engrangées par l’entreprise.
« Je n’ai pas compris pourquoi il fallait souligner que la rémunération des mandataires devra être proportionnelle aux réalisations engrangées par l’entreprise. C’est cela justement la source des salaires indus que les mandataires s’attribuent impunément. Or, il y a moyen de récompenser les meilleurs gestionnaires sans recourir à une telle pratique qui en soi constitue une antivaleur. La rémunération en soi est composée de salaire ou traitement de base qui équivaut au travail rendu y compris aussi les avantages légaux tels que les soins médicaux, les indemnités de congé etc. et des avantages extralégaux tels que les primes de fonctions… « , indique le Professeur Musungayi Bampale.
Ce n’est pas tout. Il fait remarquer que « l’Etat peut récompenser positivement les meilleurs mandataires soit en les élevant à des hautes fonctions soit en les affectant à la tête des grandes entreprises et pourquoi pas les nommer au Gouvernement.«
Pour le Professeur Rémy Musungayi, « les solutions appropriées pour relever la santé financière des entreprises étatiques consistent premièrement à recréer la confiance des investisseurs par la bonne gouvernance et la paix sans lesquelles les porteurs des capitaux ne peuvent pas s’engager dans les projets bénéfiques qui leur sont proposés. Cela implique l’instauration du système basé sur la méritocratie et le bannissement de la politisation dans le recrutement des mandataires qui relève de l’arbitraire. »
Deuxièmement, Musungayi prône « le contrôle de gestion et l’application des lois dans toute leur rigueur surtout en matière de détournement et d’autres abus constatés dans la gestion des entreprises de l’Etat. Bref, la mentalité actuelle doit changer totalement pour le plus grand bien des entreprises de l’Etat et d’économie mixte« . DK