Dernière minute
Société
Ata na lifelo toko samba kaka". Cette phrase en lingala se traduit littéralement par : " Même en enfer, nous allons quand même plaider [notre cause].
Dans un sens plus imagé, cela signifie qu'on ne compte pas se laisser faire ou se taire, peu importe la difficulté…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Avocats Sans Frontières (ASF) a lancé un projet d’assistance judiciaire à la prison centrale de Makala. Cette initiative permettra aux ONG locales travaillant avec AVS…
Étranger
À la tribune du Forum diplomatique d’Antalya 2026, le Président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a livré une intervention dense et structurée, au croisement des enjeux…
Nation
Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en RDC et chef de la Mission de l’organisation des Nations Unies pour la stabilisation du Congo (Monusco), James Swan, a passé en…
RDC: Plusieurs projets et programmes sans impact réel pour les populations
Après l´Assemblée nationale, le Sénat a ratifié la semaine dernière, en seconde lecture, huit lois de ratification portant sur des accords de financement pour un montant de près de 2 milliards de dollars américains. Selon le ministre des Finances, Doudou Mwamba, qui a défendu ces projets de loi, ces fonds seront affectés à plusieurs secteurs-clés du développement, dans des domaines aussi variés que l´énergie, l´eau potable, les infrastructures, ...
À ce propos, il importe de rappeler qu´il y a quelques années, lors d´une conférence de presse tenue dans le cabinet du ministre de l´Agriculture et du Développement rural, en sa présence, un ancien Directeur général de la FAO a affirmé, haut et fort, que la République démocratique du Congo et d´autres pays africains ne se développeront jamais grâce aux projets/programmes.
Cette déclaration est d´autant plus vraie que si, aujourd'hui, une évaluation sérieuse est faite sur tous les projets et programmes mis en œuvre par la RDC, l´on arrivera à un bilan vraiment catastrophique. Hormis quelques rares exceptions, pratiquement tous ces projets et programmes n´ont été que des éléphants blancs.
Comme dans tous les secteurs de la vie nationale, il y a un problème sérieux de gestion qui se pose avec acuité dans toutes ces structures. Plus de 60 % des fonds sont utilisés pour des missions de service des dirigeants desdits projets et programmes.
En conséquence, ils se la coulent douce, sa tapent des immeubles haut-standing et mènent une vie de pacha au détriment des populations pour lesquelles l´Etat s´est endetté.
RenDRE l´administration plus perfermante
À entendre l´ancien DG de la FAO,, la RDC devrait rendre son administration plus performante pour espérer atteindre un degré élevé de développement.
Pour ce, les fonds issus de l´endettement ne serviraient plus à créer des projets et programmes, qui ont une durée limitée dans le temps et l´espace, mais seraient affectés aux directions et services des ministères qui disposent d´un personnel payé par l´Etat.
Au lieu qu´ils tournent sans cesse les pouces ou fassent l´école buissonnière régulièrement, il serait mieux de les utiliser de manière rationnelle en leur attribuant des tâches pour lesquelles ils ont été recrutés. La solution consiste à éviter de multiplier des projets qui disparaissent à la fin de leur existence alors que l´administration traditionnelle est plus que permanente.
Contrairement aux propos du ministre des Finances selon lesquels : " il ne s´agit pas d´endettement aveugle, mais d´un investissement ciblé dans notre souveraineté économique", affirmant que ces emprunts visent des retombées durables et inclusives. Mais sur le terrain, la réalité est tout autre.
C´est pourquoi, la responsabilité des parlementaires dans la ratification des accords est plus que capitale. Avant de donner leur quitus, ils doivent s´entourer de toutes les garanties possibles pour s´assurer que les projets/programmes qu´ils avalisent ont réellement un impact visible et durable dans le vécu quotidien des Congolais. S´ils ne changent pas de fusil d´épaule en vue de mettre en place une nouvelle politique de développement, il est fort possible que la RDC n´entre même pas dans le concert des nations émergentes.
Muke MUKE