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quand un sit-in dégénère, Des conseillers communaux violentés hier à l'Hôtel de ville !
Une vive tension a été observée hier jeudi 12 mars devant le cabinet du gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba. Un sit-in y a été organisé par des conseillers communaux impayés depuis leurs élections, voici deux ans. La manifestation a dégénéré en affrontements avec des jeunes gens qui se trouvaient là. Les conseillers communaux affirment n'avoir jamais touché leurs émoluments depuis leur entrée en fonction.
" Nous sommes impayés depuis que nous sommes élus. La ville nous a presque tout pris au niveau des communes, nos marchés municipaux ont été récupérés et la rétrocession ne revient plus ", a expliqué l'un des manifestants présents sur les lieux.
Selon plusieurs témoins présents sur les lieux, les conseillers communaux s'étaient rassemblés devant le cabinet du gouverneur pour exprimer leur mécontentement et faire entendre leurs revendications auprès des autorités provinciales. La manifestation, initialement pacifique, a rapidement pris une tournure tendue.
Les manifestants affirment avoir été pris à partie par des jeunes gens visiblement instrumentalisés, ce qui aurait provoqué des altercations devant le bâtiment administratif.
Des échanges verbaux virulents ont été suivis de heurts, créant un climat de forte agitation dans les environs.
La tension monte d’un cran, plusieurs témoins évoquent une scène de désordres marquée par des cris, des mouvements de foule et une intervention pour tenter de contenir les protagonistes. Quelques conseillers communaux sont blessés.
Ces derniers dénoncent ce qu'ils qualifient de provocation et parlent d'une situation chaotique. Ils exigent des explications de la part des autorités provinciales sur les circonstances de ces incidents malheureux.
Les conseillers communaux soutiennent toutefois avoir informé au préalable les autorités compétentes de l’organisation de leur manifestation pacifique quatre jours avant son organisation.
Ces incidents mettent en lumière les préoccupations exprimées par ces élus locaux concernant le paiement de leurs émoluments et le fonctionnement des administrations communales de la capitale.
Elus le jour même que le Président de la République
Jusqu'à présent, aucune communication officielle n'a été faite par le gouvernorat de Kinshasa concernant ces incidents.
Les manifestants ne demandent rien d’autre que leur prise en charge effective par le gouvernement comme le sont les autres élus du peuple.
Il faudrait le rappeler, les conseillers communaux ont été élus le même jour que le Président de la République, les députés nationaux ainsi que les députés provinciaux. Mais aussi invraisemblable que cela puisse paraitre, les autres sont pris en charge par le gouvernement, tandis que les conseillers municipaux, qui sont du reste de la première expérience, sont abandonnés à leur triste sort. Pourquoi ne mériteraient-ils pas de la patrie ?
Quelle image renvoyons-nous au reste du monde lorsque des élus, venus réclamer leurs droits, sont agressés, violentés ?
Depuis leur entrée en fonction, ils n’ont même pas un cadre aménagé de travail. Vivement l’implication du Président de la République, garant du bon fonctionnement des institutions, pour que les conseillers communaux soient dignement traités. A l’instar de tous les élus.
CI & TMB