Dernière minute
Société
Difficulté eza souffrance te. Bino moko boyebi". Cette expression dans un mélange en lingala et en français est écrite sur la portière arrière d'un véhicule Mercedes-Benz Sprinter modèle 308. Elle signifie en français : " La difficulté n'est pas une souffrance " ou " La difficulté n'équivaut pas…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Etudiant en troisième licence électricité à l'Institut supérieur des techniques appliquées (Ista/Ndolo), Jean-Fidèle Lokende a réussi à mettre sur pied un système de production de l'électricité à…
Étranger
Le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et de la Coopération au développement de la République du Burundi, Édouard Bizimana, a salué, vendredi à Rabat, les initiatives…
Nation
Le Procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde Mambu annonce l'ouverture d'une information judiciaire., "au cours de laquelle des investigations rigoureuses sont en cours". La…
POUR REDORER L’IMAGE DE KINSHASA : Rendre obligatoires les travaux communautaires de "salongo" de samedi
L’hôtel de ville de Kinshasa a imposé depuis quelques années les travaux d’assainissement chaque samedi. Malheureusement, à cause de l'indiscipline et le laxisme de l'autorité, des Kinois foulent aux pieds cette décision. Conséquence, nos quartiers deviennent de plus en plus insalubres. Les caniveaux étant pleins d’immondices, d’ordures ménagères et tant d’autres déchets, lorsqu’il pleut les eaux se déversent sur les chaussées, qui finalement dernières sont défoncées. Les routes ainsi délabrés provoquent notamment des embouteillages quotidiens monstres. Pour mettre fin à cette situation déplorable qui fait de Kinshasa l’une des capitales les plus sales, si pas la plus sale au monde, il importe que le gouvernement provincial renforce drastiquement les travaux de salubrité publique appelés "salongo".
À l’époque de la IIème République où ce système avait vu le jour, aucun véhicule, excepté les ambulances, ne pouvait circuler le samedi dans l’avant midi. Chaque citoyen était obligé de mettre la propreté devant sa parcelle. Ce système avait produit les résultats plus ou moins probants. Même si Kinshasa n’était pas à cent pour cent propre, néanmoins la capitale congolaise était plus ou moins respirable. L’ambiance de l’époque n’a rien à voir avec celle d’aujourd’hui.
C’est pourquoi, pour sauver les meubles, il faut rendre de nouveau cette pratique obligatoire et imposer des fortes amendes à tout contrevenant, surtout aux automobilistes qui se permettraient le luxe de circuler sur la voie publique. Pour relever ce défi, les administrateurs de marchés, les chefs de localités et de quartiers, les bourgmestres de communes, et surtout la police doivent être tous mis à contribution.
Si aujourd’hui le salongo de samedi a échoué c’est parce que tous ces responsables ne s’y sont pas complètement impliqués. On n’a senti aucune sensibilisation de leur part. Très grave est le fait que pendant le temps des travaux, aucun des responsables n’est sur le terrain pour faire l’évaluation.
Les éléments de la police eux, au lieu de réprimer les vendeurs qui enfreignent la mesure de la ville en se livrant à leurs activités commerciales au lieu d’assainir leurs endroits de négoce, se font corrompre. C’est l’opération qu’ils appellent «achat de salongo». À la fin de la journée, la ville garde le même visage parce qu’aucun travail n’a été effectué.
À qui incombe alors la responsabilité de l’insalubrité dans la ville ? Aux uns et aux autres. Les autorités laissent faire en ne sanctionnant pas les inciviques, et les citoyens se comportent en marginaux comme si la ville ne leur appartenait pas.
En tout état de cause, les Kinois sont interpellés. En lieu et place des jérémiades, avec les fameux cris «maman Olive, maman Denise, talela biso likambo oyo» c’est-à-dire maman Olive, maman Denise, penche-toi sur notre situation, ils sont obligés de se prendre en charge et ne pas toujours tout attendre du gouvernement.
Muke MUKE