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Le Service national entend changer d'échelle dans sa production agricole. Lors d'un briefing de presse animé par le porte-parole du gouvernement Patrick Muyaya, en marge de la visite du président…
Piqûre de rappel pour Bunagana …
Qui parle encore de Bunagana ? Qui peut dire où on est du processus du retour de cette cité -100% congolaise- dans le giron national ? Quid de la drôle de cohabitation dans cette ville entre d’une part les forces de l’EAC et, de l’autre, les troupes d’agression rwando-ougandaises masquées par les rebelles du M23 ?
Bunagana serait-il le laboratoire grandeur nature du plan B de la balkanisation ? Celle administrée à dose homéopathique avec des complicités internes aux différents étages de l’establishment politico-militaire rd congolais ? Possiblement. Bunagana serait-elle la ville du « premier fait accompli » ? A savoir, la localité qui va donner le « la » de la libanisation ou de la « somalisation » de la RDC ?
Autrement, comment comprendre ce silence assourdissant autour d’une localité stratégique, symbole de notre « ligne Maginot » aux confins Est du pays? Comment comprendre que l’Etat rd congolais ne reprenne toujours pas pied sur cette ville frontalière après l’entrée en scène des troupes de l’EAC?
Devrions-nous négocier la souveraineté sur un pan du territoire national ? Devrions-nous aller de sommet en sommet (Addis-Abeba , Nairobi, Bujumbura, Luanda…) avec autant de résolutions sans donner le moindre début de signal fort du rétablissement de l’autorité de l’Etat là où les rebelles sont censés avoir été maîtrisés par la Force régionale? C’est précisément le cas à Bunagana.
Voilà un an jour pour jour que Kinshasa n’a plus prise sur cette porte d’entrée ou de sortie du pays par l’Est nord-kivutien. Il eût peut-être été plus judicieux de déployer à l’Est le trésor de moyens mobilisés pour la « gestion » des opposants. Car, là se joue manifestement le sort du pays dans ce qu’il a d’essentiel. Et Bunagana en est à la fois le symbole et le baromètre. Vivement une piqûre collective de rappel pour Bunagana! José NAWEJ