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Pas de "bling bling", Désabre choisit la fidélité… et s'expose aux critiques
* La douche froide après les rêves des réseaux sociaux
Après des semaines de spéculations et d'analyses nourries, le sélectionneur Sébastien Désabre a fini par lever le voile sur la liste des 26 Léopards convoqués pour les prochaines échéances. Une annonce très attendue… mais qui est loin de faire l'unanimité.
Car l'attente populaire était ailleurs. Beaucoup imaginaient une liste " bling bling ", marquée par l'arrivée de nouveaux visages, notamment ces binationaux en pleine ascension en Europe comme Romeo Lavia, Amico Pululu, Warren Bondo ou encore Jorthy Mokio. Mais au moment de trancher, le sélectionneur Sébastien Désabre a pris tout le monde à contre-pied.
Pas de révolution. Pas de nouvelles têtes. Ou presque.
La liste dévoilée repose essentiellement sur les habitués du groupe, avec une continuité assumée. Le retour de Gaël Kakuta, absent lors des barrages, fait figure de principale nouveauté, tandis que l'absence de Grady Diangana constitue l'une des surprises. Pour le reste, c'est du connu, du déjà vu.
UN CHOIX QUI NE PASSE PAS AUPRES DE TOUS
Très rapidement, les réactions ont enflammé les réseaux sociaux. Entre incompréhension, frustration et critiques, une partie du public exprime son désaccord face à une sélection jugée trop conservatrice. En cause notamment : les attentes créées ces dernières semaines par certaines pages sportives, qui ont alimenté les internautes avec des informations non vérifiées, évoquant des arrivées imminentes et des surprises de taille. Résultat : une attente gonflée artificiellement, suivie d'une déception logique.
Ce phénomène n'est pas nouveau. Il rappelle les anciennes théories de la communication, comme celle de la " seringue hypodermique ", selon laquelle un message médiatique serait directement injecté dans l'esprit du public. Mais dans la réalité actuelle, les supporters ne sont pas passifs : ils interprètent, débattent et contestent. Et dans ce cas précis, la rupture entre attentes et réalité est évidente.
AU-DELA DE LA FORME, C'EST AUSSI LE FOND QUI INTERROGE
L'un des principaux reproches adressés à cette liste concerne l'efficacité du secteur offensif. Certes, les attaquants congolais ont inscrit 12 des 18 buts de l'équipe lors des éliminatoires du Mondial 2026, avec Cédric Bakambu (4 buts), Yoane Wissa (3), Théo Bongonda (3) et Fiston Mayele (2). Mais ces statistiques peinent à masquer certaines limites.
Le symbole reste ce barrage face à la Jamaïque, remporté sur le score de 1-0 grâce à un but du défenseur Axel Tuanzebe. Un signal qui alimente les doutes sur la capacité des Léopards à faire la différence offensivement dans les moments clés.
Autre point de crispation : le temps de jeu en club de plusieurs cadres de la sélection. Certains joueurs convoqués ne sont pas des titulaires indiscutables dans leurs équipes respectives. Lionel Mpasi, Nathanaël Mbuku ou encore Gaël Kakuta évoluent dans des contextes où leur utilisation reste intermittente.
Même des piliers comme Chancel Mbemba ou Cédric Bakambu affichent des statistiques modestes en club cette saison. Le premier a disputé 19 matchs toutes compétitions confondues, tandis que le second a pris part à 24 rencontres pour un bilan de 4 buts et 2 passes décisives. Des chiffres qui interrogent, sans pour autant remettre en cause leur statut en sélection.
Mais derrière ces choix, il y a aussi des réalités souvent ignorées. L'absence de certains jeunes talents attendus s'explique en grande partie par des contraintes administratives. Jorthy Mokio, malgré son souhait de représenter la RDC, est encore bloqué par les règlements de la FIFA concernant le changement de nationalité sportive. De son côté, Ezechiel Banzuzi n'a pas encore finalisé son dossier.
Autant d'éléments qui échappent parfois au grand public, mais qui influencent directement la composition de l'équipe.
Christian-Timothée MAMPUYA