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Participation à l’Examen d’Etat : Le gouvernement invité à mettre fin au calvaire des parents
Plusieurs milliers d’élèves finalistes des humanités sont en train de passer les épreuves hors-session de l’Examen d’Etat, édition 2023-2024.
Ces épreuves comprennent principalement la dissertation et autres épreuves de culture générale. Pour y faire participer leurs enfants, les parents ont dû subir un véritable casse-tête vu les frais prohibitifs qu’ils étaient obligés à payer. Ces frais sont fixés par les Gouverneurs de province selon leur gré. C’est pourquoi, les montants diffèrent d’une province à l’autre. Mais selon les informations dignes de foi recueillies ci et là, les parents ont versé en moyenne 80.000FC par enfant. Ce chiffre comprend les épreuves hors-session et la session proprement dite qui aura lieu à la fin du mois de juin. Ce montant, à le comparer aux faibles revenus de la plupart des pères de famille, est simplement exorbitant. Dans l’arrière-pays, ils recourent à des pratiques humiliantes, pour réunir les moyens appropriés, notamment la banque Lambert, le troc et la vente aux enchères des biens familiaux.
A ces montants, il y a lieu d’ajouter d’autres dus aux achats de nouveaux uniformes, de nouvelles chaussures ainsi que des frais pour les macarons, photos…
Durant cette période, les parents vivent des stress qui conduisent certains à des tensions artérielles aux conséquences imprévisibles.
Pour éviter de tels drames aux responsables des familles, le gouvernement est invité à prendre ses responsabilités en mains. L’examen d’Etat est une institution créée par l’Etat depuis les années 1968. Jusqu’aux environs de 1980, toutes les dépenses qui y étaient liées, étaient prises en charge par le trésor public. Les parents n’étaient nullement concernés par l’organisation de ladite épreuve. C’est au début du crépuscule de la IIème République que la situation a changé jusqu’à atteindre les proportions inquiétantes de l’heure.
Le gouvernement est appelé à agir de manière rationnelle pour que nous puissions revenir à l’ancien système. Pour ce, il faut budgétiser les dépenses relatives à l’organisation de l’Examen d’Etat, en incluant les différentes étapes du processus c’est-à- dire de la préparation des items à la correction. Cette approche a l’avantage de mettre définitivement fin aux soubresauts que nous connaissons chaque année avec les inspecteurs de l’Enseignement secondaire et technique retenus pour la correction. À chaque édition, ils déclenchent la grève pour revendiquer leurs primes qui ne sont pas des libéralités, mais des droits. Ce mouvement perturbe le calendrier scolaire normal établi par le ministère de l’Enseignement primaire, secondaire et technique (EPST).
Pour revenir aux frais de participation payés par les parents, il nous revient que ce sont des sommes énormes qui sont générées par cette opération. Il est quand même important de nous poser quelques questions au sujet de ces fonds. Qui gère ces énormes fonds qui avoisinent 76.000.000.000 FC soit plus ou moins 2.763.636 de dollars américains? Comment sont affectés ces montants aussi colossaux ? Si on suit de près tous les calculs, il y a lieu d’arriver à la conclusion que les frais exigés aux parents sont effectivement hors concurrence.
Un autre martyre que les parents subissent est celui des frais pour l’Epreuve nationale de fin d’études primaires (Enafep) ex Test national de fin d’études primaires (Tenafep). Ces frais ne se justifient plus dès lors que le gouvernement, sur l’initiative du président de la République, a instauré le système de la gratuité de l’enseignement au niveau primaire.
Dans un cas comme dans l’autre, il est temps que soit mis fin au calvaire qu’endurent les nombreux responsables des familles à la fin des cycles primaire et secondaire pour la passation de fin d’études de leurs enfants. Que le gouvernement fasse en sorte qu’au moins dans ce secteur les Congolais puissent sourire un peu. Muke MUKE